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Culture / Culture

agora du livre de la librairie media-book

Rabah Boucheneb et Ali Kader présentent leurs ouvrages

Les auteurs (à gauche et à droite) lors de la rencontre. © D. R.

Les écrivains Ali Kader et Rabah Boucheneb étaient les hôtes de l’Agora du livre qu’abrité la librairie Media-Book, pour une rencontre autour de leurs ouvrages respectifs, Agraz n yemma et Une femme, deux hommes et un mariage et la traduction du roman Nedjma de Kateb Yacine, co-édité par l’Enag et le HCA.

Cette rencontre devait également avoir pour thème Yennayer avec la participation d’un représentant du HCA, lequel a édité à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh un coffret de livres qui devaient justement être présentés au public et aux médias. Cependant, cette partie importante n’a pu avoir lieu, puisque aucun membre du Haut-Conseil à l’amazighité n’était présent à cette occasion.

Nonobstant, les deux écrivains ont quand même, et à travers leurs ouvrages respectifs, l’un traduit du français vers tamazight et l’autre écrit en kabyle, longuement parlé de la langue, des traditions et culture berbères. Ali Kader présentait donc Argaz n yemma (éditions Enag), un livre qui raconte le quotidien d’une femme et ses enfants handicapés de la Grande Kabylie, abandonnés par le père qui émigre en France.

Ce livre, a dit l’auteur, “est un hommage aux gens de la montagne, leur vie et leurs difficultés. Avec ça, j’ai voulu également raconter l’histoire d’une famille abandonnée par le père dans les années 70. En France, il se remarie et laisse ses enfants livrés à eux-mêmes. Après la mort de leur mère, ils se demandent où est passé leur papa, c’est pour ça que j’ai intitulé ce livre Argaz n yemma, car pour eux il était plus un homme, un mari, qu’un père”.

Revenant sur la genèse de la traduction de Nedjma de Kateb Yacine, Rabah Boucheneb a raconté à son auditoire le long périple qui a duré plusieurs années, avant de donner lieu à cette publication maintes fois annoncée. En 1999 à Oran, l’idée commence à germer, mais les difficultés d’éditer, de surcroît en kabyle d’après l’auteur, ont grandement compliqué la parution du livre édité par le HCA.

À ce propos, la publication et la promotion du livre en tamazight a soulevé un débat parmi l’assistance, compte tenu de sa faible diffusion. Alors, cela incombe-t-il à l’État qui ne promeut pas assez cette littérature à la faible production, ou à un autre facteur ?

Les interventions des auteurs et du public se sont attardées sur la situation de tamazight dans ses dimensions culturelle, linguistique, littéraire et scripturaire. Pour Ali Kader, “il y a un peu trop de folklorisation autour de tamazight. C’est festif, c’est notre culture, mais la question qui se pose est qu’est-ce qu’il y a au-delà de tout cela ? J

e pense qu’il y a énormément de linguistes qui devraient se pencher sur la question et essayer de voir quelle place a-t-on donné à cette langue et à cette culture ? D’est en ouest, nous fêtons cette culture. Dans les années 70, j’étais sidéré de voir que des gens fêtaient Yennayer sans savoir ce que c’était. Il nous appartient de refaire fructifier notre culture”. Et d’ajouter : “Il faut dépasser les archaïsmes de telle façon à savoir quelle place a tamazight à l’école, à l’université et dans la société.” 
 

Yasmine Azzouz 



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