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Culture / Culture

Djamel Mati a présenté son roman “Sentiments irradiés” à Tizi Ouzou

“Une histoire sentimentale liée au drame atomique de Reggane”

Djamel Mati à la librairie Cheikh. © Haouchine/Liberté

L’écrivain Djamel Mati a dédicacé, avant-hier, son dernier ouvrage intitulé Sentiments irradiés (éditions Chihab), à la librairie Omar-Cheikh de Tizi Ouzou, et ce devant un nombreux public venu à la rencontre de l’auteur de Yoko et les gens de Bazakh, lauréat du Grand Prix Assia Djebar, 2016. Cet ingénieur en géophysique, auteur de plusieurs ouvrages, dont Le bug de l’an 2000 paru en 1999, Sibirkafi (2004), Fada ! Fatras de maux (2004), Aigre-doux  2005), On dirait le Sud (2007) et LSD (2010), était visiblement heureux de rencontrer pour une quatrième fois son lectorat à Tizi Ouzou. “Je suis toujours ravi de revenir dans cette ville pour échanger des points de vue avec les lecteurs, notamment dans cette librairie mythique de Kabylie. C’est le deuxième endroit après Alger que je préfère pour de plusieurs raisons mais j’aimerais aussi aller dans les régions montagneuses à la rencontre d’autres citoyens”, a avoué l’écrivain en marge de cette vente-dédicace. Interrogé sur le titre de ce nouvel opus, il dira que “le titre du roman résume à lui seul l’histoire” du fait qu’il se rapporte à la tragédie de la première explosion atomique à Reggane dans le Grand Sud algérien le 13 février 1960 que les Français  baptisèrent la “Gerboise bleue” eu égard à la couleur plénipotentiaire de l’Hexagone colonial. “Il s’agit de personnages différents qui ont vécu ce drame humanitaire. C’est l’histoire de Kamel, un Algérien, profondément atteint dans sa chair par ce crime contre l’humanité. Ce personnage a été profondément touché par cette tragédie en perdant sa femme et son enfant lors de cette explosion et, lors d’un voyage à Paris, où il devait faire un moratoire chez Greenpeace sur ces événements tragiques dont il exigeait leur reconnaissance par la France, il fait  la rencontre de Zoé, une Française, beaucoup  plus jeune que lui qui n’a rien à voir avec cette tragédie”, a-t-il indiqué. Et de poursuivre : “Il en découle alors  une relation  amoureuse entre les deux personnages mais Kamel est toujours hanté par son passé et ce drame qu'il ne pourra jamais oublier. C'est pourquoi cette union sentimentale était impossible tant que cette tragédie n’a pas été reconnue par la France comme un crime contre l’humanité. C’est pour cela que ce sont des sentiments qui ne se solderont que lorsque la vérité et la réalité seront dites”. D’ailleurs, sur la quatrième de couverture de ce roman de 250 pages, il a clairement expliqué à prpos de ce drame : “Deux pays, deux peuples, deux cultures différentes, séparés par un immense bassin au milieu des terres, trainent le boulet d’un passé lourd, ombrageux, douloureux, litigieux et toujours revanchard. Pourraient-ils un jour transcender leurs différends, leurs rancœurs, exploiter leurs convergences et se tourner vers l’avenir qui tend les bras ? Difficile quand les sentiments de l’un et de l’autre demeurent encore irradiés…”. Djamel Madi compte se rendre justement en France dans certaines villes telles que Paris, Saint Etienne et Clermont-Ferrand et peut être à Lyon pour rencontrer les lecteurs de l’autre rive de la Méditerranée. “C’est là que j’aurai à expliquer à d’autres personnes cette tragédie vécue par tout un peuple et de manière littéraire sans aucune animosité. Ce sera une occasion de revenir avec la nouvelle génération sur cette tragédie et ses séquelles presque soixante ans après cette fatidique matinée du samedi 13 février 1960”, confiera-t-il. Enfin, l’auteur estime que des rencontres similaires avec les lecteurs de l’Algérie profonde sont des moments privilégiés pour échanger des idées et des points de vue et pense qu’elles dépassent l’aspect commercial car ce contact direct avec les lecteurs et les citoyens de tout bord n’a pas de prix.        

                                                                        
O. Ghilès

 


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