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A la une / Des Gens et des Faits

95e partie

À tout jamais…

© Dessin/Ali Kebir

Résumé : Idir pleure d’émotion en tenant son fils dans ses bras. Adem est tout son portrait. Il pense qu’il ne sera d’aucune utilité pour son fils. Son père lui rappelle que les liens du sang sont forts et que, dans leur famille, c’est sacré. Quand Kamélia peut enfin se retrouver seule avec lui, elle ne lui cache pas qu’ils ont besoin de lui, de son affection. Elle lui demande de faire un effort pour leur bébé. 


- Idir, mon père a acheté cette villa, pour qu’on y vive tous ensemble ! lui dit-elle. Le rez-de chaussée a été aménagée pour que tu puisses circuler facilement ! 
- Arrêtez de me mettre la pression ! Je ne me sens à l’aise nulle part ! 
Kamélia soupire. 
- Ce n’est pas mon intention ! J’ai respecté ton envie, de rester seul. Mais aujourd’hui, on est deux, à attendre ton retour et à te réclamer. Pourras-tu trouver le sommeil, ce soir après avoir vu ton fils ? 
- Je dors avec des somnifères ! Sans ça, je crois que je deviendrais fou ! Je ne suis plus l’homme que tu as connu. Plus rien n’est comme avant. Même si Tewfik est entre quatre murs, je sens sa présence. J’ai peur pour toi. Pour nous.
- Qu’il soit maudit. Qu’il aille en enfer. Il a réussi à nous briser. Jamais je ne le lui pardonnerais. Moi aussi, j’apprends à m’en remettre. Car je suis mère et je pense à lui, avant moi. Idir, je ne peux pas te forcer à rester. Sache que la porte te sera toujours ouverte. Prends ton temps, pour réfléchir.
Il lui promet d’y réfléchir. 
- Idir, je voudrais qu’on recommence et qu’on oublie tout ce qu’on a traversé ! insiste-t-elle. Oublier les mauvais souvenirs et s’en créer des meilleurs. Quand tu seras prêt à tourner la page, on sera là, promet-elle.
Idir hoche la tête. 
- On garde contact, sur messenger, lui dit il avant d’appeler son père. On va y aller. Je commence à être fatigué.
- Reviens-nous vite.
Kamélia est bien triste, à leur départ. Elle pleure et ses larmes font couler son mascara. Elle s’était faite belle pour lui et il est part, sans même demander à revoir son fils. Tout comme son beau-père. Ce dernier était pressé d’emmener Idir. Il devait craindre que sa fibre paternelle ne le pousse à se rapprocher de sa petite famille.
Moh lui tend un mouchoir puis s’assoit près d’elle. Fathma, qui avait suivi leur départ depuis la fenêtre de la chambre, les rejoint. Elle est toute remontée contre Idir. Elle manque de se fâcher, après Kamélia, en voyant ses larmes.
- Il ne les mérite pas ma fille ! lui dit-elle. Il ne peut rien pour lui ou pour les autres ! Il est en train de s’apitoyer sur son sort et cela convient très bien, à sa famille ! Ainsi, ils le gardent près d’eux ! Grand bien leur fasse ! Je trouve qu’il n’a aucun courage ! La vie est faite d’épreuves qu’on doit affronter ! Il n’osera jamais élever la voix, face à sa famille ! Il n’aura jamais leur bénédiction. Pour vous retrouver, il devra les affronter et imposer sa décision ! 
Moh lui fait signe de se taire, mais elle poursuit.
- J’avais gardé espoir, jusqu’à aujourd’hui. Mais maintenant je sais qu’il a baissé les bras. Ma fille, ne t’inquiète pas. Nous serons toujours là, pour vous.
Kamélia n’en doutait pas. Elle les remercie et s’excuse.
- Je vais me passer un peu d’eau sur le visage, leur dit-elle. 
Elle tarde un peu, dans la salle de bain après s’être rafraîchie et essuyé le visage. Elle trouve que sa mère a raison. Idir ne méritait pas ses larmes. Elle n’est plus seule. Ses parents sont plus que jamais présents dans sa vie et son petit Adem est une bénédiction. Elle décide de reprendre le cours, de sa vie. Malgré tout ce qu’il lui est arrivé, elle doit aller de l’avant. 
Elle est encore dans la salle de bain quand sa mère vient frapper à la porte. 
- Kami ! Ton portable ne cesse de vibrer ! Je crois que c’est Idir. Dépêche-toi.

 

 

 

 

(À SUIVRE)
T. M. 

taosmhand@yahoo.com
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