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A la une / Des Gens et des Faits

32e partie

L’infrangible lien…

© Dessin/Ali Kebir

Résumé : Rahima lui a appris avoir été renvoyée par la directrice, car elle lui avait remis les dossiers des élèves. Elle regrette d’avoir raconté son passé à son mari. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il juge mal son amie. Elles se verront désormais au siège de l’association. Samira est triste car leur amitié en avait pris un coup. Elle la regrettait déjà. Avant de rentrer chez elle, elle achète à un vendeur des bijoux fantaisie pour les enfants. Elle espère que la directrice ne l’empêchera pas de les voir… 

C’est une torture, pour Samira, de savoir sa fille dans la même ville qu’elle et de ne pas pouvoir la voir quand elle veut. Elle reconnaît que si on le lui permettait, elle ne la quitterait pas d’une semelle. 
Elle doit prendre son mal en patience. Elle trouve le temps long. Elle s’occupe en confectionnant des petits paquets cadeaux pour les enfants. Pour sa fille, le cadeau est plus personnel. Elle décide de lui offrir sa chaîne en or et y laisse son pendentif, un “S”. Sa fille en prendra soin. Elle glisse dans le sac des bandes dessinées et des cahiers de dessin.
Houari l’appelle alors qu’elle s’apprête à se coucher. Il veut prendre de ses nouvelles. 
- Tu me manques ! 
- Ce n’est pas nouveau, murmure-t-elle. 
- J’aimerais entendre autre chose, dit-il, lui arrachant un sourire. Que tu m’aimes, que tu es triste lorsque je ne suis pas avec toi !
- Mon cher, oui, je reconnais que tu me manques mais ce qui m’attriste, c’est de ne pas avoir ma fille près moi. Toi et moi, on peut se voir quand on veut. 
- Tu auras Radia pour toi dans quelque temps. Sois patiente. Tu verras, ce jour arrivera plus tôt que tu ne l’espères. 
- Tu me donnes de l’espoir. Les choses se simplifient avec toi. Que ferais-je sans toi ?
- Rien ! Je te suis indispensable. Je suis à toi et, crois-moi, en plus d’avoir un foyer, ta fille aura un père, promet-il. Vous serez heureuses avec moi.
- Mon rêve se réalisera grâce à toi.
- Il faut avoir la foi, ma belle. Allah n’abandonne jamais Ses créatures. 
- Inch’Allah ! 
Ils discutent encore jusqu’au milieu de la nuit. Ils continuent de faire des projets. Samira finit par s’endormir, le cœur empli de doux espoirs et de rêves. Le lendemain, elle se prépare rapidement pour se rendre à l’hôpital. Houari lui fait la surprise de l’attendre près des arrêts de taxi. 
- Bonjour ma belle. Je te kidnappe ? À partir d’aujourd’hui, on prend le café ensemble.
- Avec plaisir. C’est la meilleure façon de commencer la journée.
Ils vont dans un salon familial et prennent le petit-déjeuner avant d’aller à leur services respectifs. La journée passe dans la bonne humeur. Samira est impatiente de se rendre à l’école. À 16h, elle part presque en courant. Elle n’attend pas Houari. Elle est impatiente de voir les enfants, en particulier sa fille. Mais à peine a-t-elle poussé la porte vitrée qu’on l’interpelle.
- S’il vous plaît ! 
L’agent de sécurité a un sourire 
désolé. 
- La directrice veut vous voir. Vous ne pouvez pas aller voir les enfants avant.
Samira s’inquiète. Elle avait complètement oublié l’avertissement de Rahima. Elle se rend chez la directrice qui la reçoit froidement. Elle ne l’invite pas à s’asseoir. 
- Madame, il y a un problème ? On m’a dit que vous vouliez me voir. 
- Oui. On m’avait informée que vous aviez consulté les dossiers des enfants. Puis-je savoir pourquoi ? 
- Je compte créer une troupe artistique… Certains ont des dons de dessin. D’autres savent bien danser. Si on peut les encadrer, il en sortira quelques artistes. Je suis convaincue que plus tard ils pourront vivre de leurs dons. Il suffit qu’on les assiste, les soutienne et les mène à bon port. Si Allah le veut, ils iront très loin.
- Je tiens compte de vos remarques, dit la directrice, dont le visage est fermé. Mais je n’ai pas apprécié que vous ne m’en ayez pas parlé avant. Je vous demanderai de ne plus venir. Je vous interdis d’approcher les enfants, même si je sais que vous les aimez beaucoup.
Samira a l’impression de recevoir un coup au cœur. Elle lui montre le sac plein de cadeaux. 
- S’il vous plaît, laissez-moi leur donner ces cadeaux. Je leur dirai au revoir. Je vous en prie…
 

(À SUIVRE)
 T. M.
taosmhand@yahoo.com
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