Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Des Gens et des Faits

17e partie

Maya

© Dessin/Ali Kebir.

Résumé : Le jeune couple semble s’entendre à merveille. Cependant Samia aborde certains sujets concernant leur vie conjugale. Le fait de devoir partager le même toit que les parents de Djamel semble la préoccuper. 

Djamel passe une main sous son menton avant de prendre une nouvelle gorgée de thé :
- Je ne pense pas que cela va nous porter préjudice Samia. Mes parents sauront garder leurs limites, et comme tu es une fille élevée dans les normes traditionnelles, je pense que cette cohabitation ne va pas trop te gêner, d’autant plus que nous possédons une grande et belle villa. J’occupe l’étage supérieur que j’ai réaménagé et modernisé incessamment. Pourquoi aller chercher ailleurs, ce que j’ai déjà sous la main.  
Samia marque une pause avant de répondre :
- Je te comprends. Tu es le fils unique, et tu ne veux ni quitter tes parents ni ton chez-toi. Tu as grandi dans ces lieux, et cette villa va te revenir de droit. Tu seras l’héritier légitime et tu ne veux contrarier personne.
- Sauf toi.
- Moi... ?
- Oui. Puisque tu dis vouloir habiter loin de mes parents.
- Je n’ai pas dit ça. Je voulais juste que tu comprennes, que parfois, et malgré la bonne volonté d’un jeune couple, de sérieux ennuis surgissent. Et le plus souvent, ce sont les belles-mères qui en sont les instigatrices. La mère voit son fils échapper à sa tutelle et suivre sa femme, alors une jalousie risque de s’insinuer et des drames éclatent pour des futilités. Nous sommes jeunes Djamel, et avides de vivre notre vie comme nous l’entendons, alors ne gâchons pas les meilleures années de notre existence.  
Djamel lui prend la main :
- Je vois que tu es sage Samia. Mais je te promets une chose : ma mère n’aura pas à se mêler de ma vie. Ni mon père d’ailleurs. Leur souci primordial pour le moment est de me voir casé et chez moi. Tu seras libre d’organiser notre existence. Si tu veux, tu pourras cuisiner toi-même et ne quitter notre appartement que pour te rendre au bureau. Tu n’es pas non plus obligée de faire le ménage, car nous avons déjà une bonne qui s’occupe de ça. Ma mère aime préparer elle-même ses plats, et cuisine quotidiennement. Elle n’aime pas qu’on la dérange dans ces moments, car elle commence à prendre de l’âge et parfois oublie certains dosages, ce qui lui fait rater ses recettes, et ça l’enrage.
Samia rit :
- À ce point !
- Oui. Ma mère refuse de vieillir. Elle n’aime pas qu’on la traite de femme inutile qui a déjà sa vie derrière elle et qui doit plutôt aspirer à un repos bien mérité. Ma mère continue son petit bonhomme de chemin aussi bonnement qu’à ses vingt ans.
- Et pour cela, elle se sent responsable de tout, et doit diriger la maison à sa manière et d’une main de fer…
- Oui, mais nous nous sommes mis d’accord, qu’une fois que je serais marié, elle n’aura plus à s’occuper de son grand dada de fils.
Il affiche une petite moue avant de poursuivre :
- Je comprends parfaitement tes réticences Samia. Ma famille te fait peur. Elle est un peu aristocrate et snobe. Mais nous avons délaissé toutes ces vieux trucs d’autrefois, pour nous aligner sur les nouvelles normes de la vie moderne. Nous ne sommes pas des dinosaures.
- Pourquoi alors avoir laissé tes parents décider pour toi, et s’incliner devant leur choix en ce qui concerne ton avenir le plus immédiat.
- Tu veux dire que j’ai laissé mes parents me dénicher la perle rare. ? Non Samia, détrompe-toi. Ma mère a des idées bien ancrées certes, mais si j’avais opposé une réticence, elle se serait inclinée.
- Pourquoi ne pas l’avoir fait alors, et avoir accepté d’accompagner tes parents pour demander la main d’une fille que tu ne connaissais pas ?
- Eh bien, c’est un peu bête de ma part, mais comme ma mère avait insisté parce que pour elle le choix n’était plus à faire, j’ai consentis à les accompagner. Mais cela ne voulait pas dire aussi que je serais consentant. La dernière parole me revenait, mon père l’avait bien précisé, rappelle-toi.
- Mais finalement, tu sembles avoir approuvé le choix de tes parents.
Il regarde ses mains, puis relève les yeux vers elle :
- Crois-le ou pas, j’avais planifié de refuser ce choix et de partir à la recherche de la fille qui m’avait fasciné le matin même… J’avais encore en tête la poupée en sucre rencontrée dans cette pâtisserie, pour laquelle mon cœur avait vibré au premier coup d’œil. 
Tu veux dire moi ?
 

(À SUIVRE)
Y. H.
y_hananedz@yahoo.fr
Vos réactions et vos témoignages sont les bienvenus.

 

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER