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Après l’attentat de Sousse

©D. R.

Pas de changement dans le dispositif de surveillance de la frontière Est
“Le dispositif de surveillance de la bande frontalière avec la Tunisie, décidé et mis en place, il y a maintenant deux ans, pour faire face à toute éventualité d’infiltration de terroristes sur le territoire national, reste inchangé. Le lâche attentat qui a visé la ville balnéaire de Sousse, vendredi, a certes provoqué notre profonde indignation et notre colère, mais il ne justifie pas un quelconque renforcement dudit dispositif”.  C’est ce qu’a affirmé, hier, une source militaire à notre correspondant de la wilaya d’El-Tarf.
Cette source a indiqué que les deux casernements de l’ANP implantés, en 2013, dans les zones les plus sensibles dudit tracé frontalier sont appuyés par une surveillance aérienne régulière et par les moyens des gendarmes gardes-frontières, des douanes et de la Police aux frontières. Cette surveillance permanente, qui est exercée tout au long des wilayas de l’extrême est du pays, entre également dans le cadre du protocole de coopération frontalière qui lie l’Algérie et la Tunisie et est accompagnée d’échange d’informations sécuritaires éventuelles, devait ajouter cette même source, sans donner plus de détails sur les mesures exceptionnelles préconisées.
Nos correspondants des wilayas d’El-Tarf, de Souk-Ahras et de Tébessa assurent, par ailleurs, que l’attentat meurtrier de Sousse n’a pas eu d’incidence notable sur le passage des personnes aux postes frontaliers terrestres d’Oum Tboul, de Haddada ou d’El-Merridj, pour n’évoquer que ceux-ci. Citant des sources sécuritaires, nos correspondants font état d’“un mouvement normal mais sensiblement ralenti de passagers algériens et tunisiens”, qui serait dû surtout à la période de Ramadhan, un mois durant lequel les gens ne se déplacent pas beaucoup, sauf si ce n’est pour des visites médicales, des achats urgents ou une impérieuse nécessité, comme le souligne un chauffeur de transport clandestin, qui couvre fréquemment le trajet entre la ville d’Annaba et la capitale Tunis. Ce dernier se dit certain que les Algériens ne seront pas découragés par le drame qui a endeuillé leur ville préférée, Sousse, qui restera leur destination de prédilection cet été encore.“Nous serons des millions à passer nos vacances en Tunisie cet été. Nous le ferons par solidarité avec nos sœurs et frères tunisiens et par ‘zkara’ contre les lâches terroristes, qui veulent mettre à genoux ce beau pays”, lancera ce quinquagénaire en levant son poing en signe de défi.

A. ALLIAT/ T. BOUDJEMAÂ/ H. Maâlem



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