Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Dossier

Sellal a rencontré jeudi les notables chaâmbis et mozabites

Le huis clos total

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s'est réuni à huis clos avec des notables chaâmbis et mozabites. ©APS

Selon le témoignage d’un participant à la réunion, le Premier ministre “a juré plusieurs fois que l'État a l’intention de frapper avec une main de fer contre les semeurs de troubles”. “Il a cité le MAK sous les applaudissements des Châambis. Il n'y a pas eu de débat, personne n'a parlé.”

Arrivé jeudi vers 14h au siège de la wilaya de Ghardaïa, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s'est réuni à huis clos avec des notables chaâmbis et mozabites, ainsi que des représentants de la société civile. La rencontre était préalablement prévue à la salle de conférences où les invités avaient pris place avant de changer de lieu pour se tenir finalement à la grande salle de la résidence du wali. Cafouillage et anarchie ont suivi et une énorme queue s'est formée à l'entrée de cette structure. Cependant, les médias publics, notamment l'ENTV et l'APS, ont été autorisés d'accès, alors que les nombreux représentants de la presse indépendante patientaient toujours à l'extérieur de la salle, sous un soleil de plomb.
“Nous ne pouvons rien pour vous. Nous attendons les instructions...”, tentait de s'expliquer le chargé de communication de la wilaya de Ghardaïa devant l'insistance des confrères qui lui faisaient remarquer qu'Abdelmalek Sellal était le Premier ministre de tous les Algériens, qu'il s'agissait d'une visite officielle et qu'il est du droit des citoyens de s'informer par le biais de la presse. Mais sans succès. “Les réflexes d'un système de communication défaillant et archaïque ont décidément la peau dure”, ont protesté plusieurs journalistes qui ont, d'ailleurs, fini par boycotter la couverture médiatique de la rencontre.

Pas de débat, c’est la faute au MAK
Mohamed Tounsi, représentant des notables mozabites du Ksar Mélika, a pris part à la rencontre. “C'est la première fois que je suis invité et j'étais étonné de ne pas entendre le mot citoyen ou citoyenneté une seule fois dans le discours du Premier ministre. M. Sellal est entré à 16h dans la salle. Il a commencé par présenter ses condoléances et exprimer sa compassion aux familles des victimes. Après quoi, il a juré plusieurs fois que l'État a l’intention de frapper avec une main de fer contre les semeurs de troubles. Il a cité le MAK sous les applaudissements des Châambis. Il n'y a pas eu de débat. Personne n'a parlé. Il n'est pas venu écouter les gens. C'était le huis clos total”, témoigne-t-il. Selon notre interlocuteur, Abdelmalek Sellal n'a pas exclu le recours à l'instauration d'un couvre-feu dans la région. Interrogé sur ses attentes quant à cette visite, Dadi Nounou, membre du Comité de coordination et de suivi des Mozabites (CCS), livre, de son côté, son sentiment : “Ils sont tous déjà venus. Avant Abdelmalek Sellal, il y a eu Tayeb Belaïz, et après lui, l'actuel ministre de l'Intérieur, Mohamed Bedoui. Même Youcef Yousfi est venu lorsqu'il était Premier ministre intérimaire. Il ne reste que le général Toufik Mediène qui n'est pas encore venu. C'est vous dire qu'il n'y a pas une véritable volonté politique pour régler le conflit.”

M. M.


ARTICLES CONNEXES

  • Voyage au cœur de la Vallée du M’zab, au lendemain du massacre
    À Berriane, sur les chemins de la mort

    Sur les visages des quelques silhouettes rasant encore les murs, l'inquiétude et la méfiance se lisent sans grand effort. Certains changent constamment de trottoir. Comme pour fuir leur ombre.

  • Un couvre-feu y a été décrété depuis jeudi à 22h
    Guerrara, le jour d’après

    L’horreur a désormais un visage et ses traits se dessinent aux portes ensanglantées de Guerrara, à 120 km au nord-est de Ghardaïa. À première vue, c’est une ville fantôme où les forces obscures rodent toujours.

  • Actualité
    Violences à Ghardaïa 23 policiers blessés et 34 arrestations

    Depuis l'escalade dangereuse des violences, mardi à Ghardaïa, la police a enregistré dans ses rangs 6 blessés à Guerrara, 8 à Berriane et 9 autres dans la ville de Ghardaïa, selon des sources locales autorisées.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Yugar92 le 12/07/2015 à 1h26

(...)"Lorsqu'un traître, un fourbe tortueux, commet de certains faits rares et monstrueux. Tout homme a droit, sur son passage, de venir lui cracher sa sentence au visage" Victor Hugo

Commentaires
1 réactions