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editorial / ACTUALITÉS

Destructeurs contre bâtisseurs


Alors que le pays s’emploie par tous les moyens à limiter les dégâts de la casse provoquée par la pandémie, il se trouve des responsables qui observent avec indifférence – complice – dépérir des poumons de l’économie nationale. Classé deuxième au niveau national, le port de Béjaïa est paralysé depuis dix jours maintenant par une grève causant des pertes incommensurables. 

Comment un conflit social minime a-t-il pu pousser l’UGTA à bloquer une infrastructure aussi vitale pour l’économie nationale ? Même au plus fort des crises sociales, de tels débrayages n’ont pas été envisagés par les travailleurs. Sans pour autant jeter le doute sur des employés du port, il est tout aussi légitime de s’interroger sur les motivations réelles de cette action radicale et surtout injustifiée en ces temps de crise aiguë. Pourquoi demander la tête du jeune patron de l’entreprise portuaire de Béjaïa, lui qui a pourtant obtenu des résultats positifs ? Est-il coupable d’avoir réussi là où d’autres avant lui ont déployé leur énergie de sabotage ? Sans nul doute. Les destructeurs sont-ils à ce point plus puissants que les bâtisseurs ?  Ces performances sont sérieusement impactées par ce mouvement social. Qui cherche le pourrissement dans cette région qui ne cesse de subir une injustice économique insupportable ?  
Faut-il rappeler que depuis 1999, l’État n’a engagé aucun investissement public. Pis encore. Les initiatives privées subissent régulièrement des coups tordus quand elles ne sont pas tout simplement interdites. Au lendemain de la réélection pour un quatrième mandat de Bouteflika, “l’idée” diabolique de fermer définitivement le port de Bougie avait même été envisagée. 
Il est bien curieux de constater dans ce nouvel épisode que des autorités locales et centrales ont adopté une attitude pour le moins “permissive”. Comme si le naufrage du port de Béjaïa arrangeait leurs desseins. 
Dans un passé récent, l’équipe de Bouteflika avait mobilisé tous les moyens de l’État pour rendre impossible le développement de certaines régions du pays. Visiblement, les pratiques de l’ancien pouvoir ont la peau dure. Tapis dans l’ombre, certaines de ses figures sévissent encore. Elles sont en embuscade quand elles n’opèrent pas à visage découvert. Le plan de relance économique décidé par l’Exécutif aura des difficultés à être traduit en projet concret si le terrain demeure à ce point miné. L’État doit agir d’abord en son sein pour isoler ceux qui empêchent l’économie nationale de sortir la tête de l’eau. 


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