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editorial / ACTUALITÉS

Le cénacle des brigands


Le jugement ces dernières semaines des grosses affaires de corruption qui ont éclaboussé des personnalités politiques et des hommes d’affaires ont permis de mettre à nu le fonctionnement de nature, ne lésinons pas sur les mots, foncièrement maffieuse, du système Bouteflika. Et si dans les deux gros procès traités ces derniers jours, à savoir les affaires Haddad et Oulmi, les noms des frères Bouteflika n’ont cessé de revenir dans la bouche des avocats qui réclamaient leur présence à la barre, le juge, lui, a préféré botter en touche. L’Histoire retiendra.

 De qui a-t-on peur pour convoquer le président déchu et son frère pointés du doigt par tous les accusés comme étant les ordonnateurs dans toutes les forfaitures perpétrées ? Pourtant, tout le monde sait, et les juges en premier, que rien ne pouvait se faire sans l’assentiment de l’ancien président et de son frère qui, après la maladie de ce dernier, s’est trouvé, par la force des choses, le véritable régent du pays. Nous dénoncions à cette époque et dans ces mêmes colonnes ce qui s’apparentait à une véritable entreprise de privatisation de l’État.

L’Histoire retiendra. Pris en otage par une bande organisée en véritable camarilla, celui-ci était devenu non plus l’émanation de la souveraineté populaire tel qu’énoncé par la Constitution, mais une propriété privée que le clan administrait à sa guise. Les acteurs politiques, économiques et sociaux n’avaient d’autres choix que de prêter allégeance à la bande. À défaut, c’est la marginalisation, sinon l’inquisition qui les attendait, comme cela a été le cas pour la majeure partie du peuple algérien.

L’Histoire retiendra. L’énorme manne financière engrangée grâce à une montée historique des cours du pétrole pendant cette période aurait pu servir à jeter les fondations d’une économie solide qui nous auraient épargné les difficultés que nous vivons aujourd’hui. Mais c’était compter sans le système mis en place par le cénacle des brigands.

C’est  tout  naturellement que le pays a été livré, pieds  et  poings liés, à la prédation, à la rapine, au clientélisme, au pillage et à la gabegie. Au grand jour. Le peuple avait droit à toutes les humiliations. Jusqu’à ce que la coupe déborde. Les Algériens se souviendront longtemps des vingt ans de règne des Bouteflika comme étant une des pages les plus sombres de leur histoire. L’Histoire retiendra.


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