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editorial / ACTUALITÉS

Manque d’audace

Le président  de  la  République  boucle  un mois  de  son  mandat  avec un agenda  très chargé, imposé par la situation interne, lui qui a promis de revoir tout le fonctionnement de l’État, et un contexte régional délicat dont il aborde la première épreuve avec succès. Et hormis les consultations qu’il mène, l’on n’a enregistré aucun geste fort dans le sens de l’apaisement ou d’initiative à même de rétablir la confiance avec le peuple qui campe sur ses positions et investit inlassablement la rue. 
À ce stade, même s’il est encore tôt pour tirer une quelconque conclusion sur ce qu’il a entrepris, de ce qui ressort, aux dires de certaines personnalités qu’il a reçues, des promesses et “une volonté” de revoir en profondeur les institutions. Sinon, jusque-là, il n’a pas osé bousculer l’ordre des choses comme le voudrait la situation de blocage dans laquelle est plongé le pays, qui appelle à des mesures d’urgence. 
Aussi l’a-t-il reconnu lui-même. Selon Soufiane Djilali, qu’il a reçu hier à El-Mouradia, le président de la République s’est engagé sur le chapitre des détenus politiques et d’opinion dont les procédures judiciaires seront accélérées pour les libérer. Mais cela demeure, en soi, un geste d’apaisement. Sans plus. 
Parce que la libération des détenus n’était qu’un préalable pour amorcer le dialogue avec Bensalah, devenue après une revendication, étant donné les pratiques répressives de la police, notamment à Alger, et le tribunal de Sidi M’hamed qui plaçait tout manifestant arrêté sous mandat de dépôt. C’est à la limite, pour le Président, reconnaître un abus. 
Ce qui est cependant remarquable chez le président Tebboune c’est la méthode. Ce n’est plus un Bouteflika opérant par la manœuvre ou en sous-main ou encore un Bensalah plutôt indécis, à la limite inoffensif. Il reçoit des personnalités qui sont en faveur du mouvement populaire, va à la rencontre “des autres”, et rend compte de la teneur de ses discussions. Quand bien même sa communication ne serait toujours pas sortie du moule de celle de ses prédécesseurs. 


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