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editorial / ACTUALITÉS

Mauvais signe

“Le président de la République a affirmé qu’il suivait de près ces questions (libération des détenus d’opinion, ndlr) et que le processus judiciaire en cours permettra une libération rapide de celles et de ceux qui sont en détention pour raison d’opinion”, soulignait avant-hier le parti Jil Jadid dans son compte rendu de la rencontre, le même jour, de son président Soufiane Djilali avec le président de la République Abdelmadjid Tebboune. 

Ceux qui se seraient réjouis de cette annonce auront vite déchanté. Et pour cause, les faits, et ils sont têtus, n’ont pas tardé à démentir le discours que le chef de l’État aurait tenu devant son hôte. Le président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), Abdelouahab Fersaoui, est maintenu en détention préventive, après le rejet, hier, de la demande de sa remise en liberté par la chambre d’accusation de la Cour d’Alger. Outre qu’elle fait douter de la sincérité de l’engagement d’Abdelmadjid Tebboune, et à juste titre au demeurant, cette décision constitue un mauvais signe quant à la volonté du pouvoir en place d’œuvrer pour l’apaisement. 
Du moins, elle n’incite pas à l’optimisme. D’ailleurs, on ne s’explique toujours pas que certains détenus d’opinion croupissent toujours dans les geôles, à El-Harrach et ailleurs, alors que d’autres ont été élargis par vague entière en un seul jour, sur une décision politique, on le suppose. Et si l’on pose pour vraie l’hypothèse d’une libération sur une décision politique, le postulat qui ferait dire que le maintien en détention procède de la même décision est aussi vrai. Mais il ne faudra pas s’étonner que le pouvoir agisse de la sorte. Sûrement pas. Dès les premiers jours de son magistère, le président de la République a montré qu’il n’est pas porté sur la recherche d’un compromis avec le hirak, mais a dans sa stratégie de le contourner pour l’étouffer. La bivalence dans le traitement des détenus du hirak mais aussi les consultations engagées avec les personnalités, les partis et les syndicats, par certains aspects, participent de cette stratégie, qui est appuyée par un effort de communication pour lequel les audiences à El-Mouradia offrent autant d’opportunités. Mais si communiquer, c’est bien, joindre les actes aux discours, c’est mieux. Ce qui n’est pas le cas jusqu’ici.


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