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editorial / ACTUALITÉS

Prendre des mesures c’est bien, les préciser c’est encore mieux

Les habitants de la wilaya de Blida ont découvert, hier, ce qu’est le confinement total. Ils doivent s’y faire pendant dix jours, sinon davantage si la crise sanitaire venait à perdurer au-delà de cette échéance. 
C’est le prix à payer pour à la fois se prémunir contre la pandémie de Covid-19 et briser la chaîne de transmission du virus. La mesure était nécessaire. On pourrait peut-être même regretter qu’elle soit prise tardivement, tant est que les professionnels de la santé, qui ont multiplié les tribunes, l’ont réclamée avec insistance. Sans nul doute, cependant, que cette vie recluse sera éprouvante pour ceux qui doivent la subir. Elle sera plus durement ressentie encore si les conditions de confinement ne sont pas clairement définies et expliquées aux concernés. 
De  cela,  d’ailleurs, les  Blidéens n’ont  pas  attendu  que  défilent  les jours pour  s’en  inquiéter. Dès hier déjà, beaucoup parmi eux se sont interrogés — à raison — sur les déclinaisons pratiques de cette “quarantaine” à laquelle les oblige la contingence sanitaire. Ils ne savent ni ce qui leur est interdit durant leur confinement ni ce qui leur est permis. 
Un questionnement tout à fait légitime, puisque, ailleurs, dans les villes européennes soumises à la même rigueur préventive contre le coronavirus, les autorités ont aménagé, selon des règles très strictes, des plages pour la détente à l’extérieur, comme pour faire son jogging ou promener son chien. Et elles ont surtout communiqué convenablement. Ce qui n’est pas le cas chez nous. La communication officielle a manqué, une fois de plus, d’être à la hauteur de la situation. 
Les nouvelles mesures décidées lundi dans le cadre du renforcement du dispositif de prévention contre la propagation du coronavirus n’ont pas été suffisamment explicitées pour être bien appliquées. Le décret exécutif devant en préciser les dispositions n’avait pas été pris encore hier. Du coup, ni les administrations ni les autorités sécuritaires n’étaient en mesure de renseigner les personnes ou les entreprises qui ont voulu s’en informer pour s’organiser en conséquence. Aussi, beaucoup de personnes, astreintes à travailler au-delà de 19h, ont dû affronter la première nuit de couvre-feu à Alger sans trop savoir quel document présenter au niveau des contrôles. Une autorisation spéciale, une carte professionnelle, un ordre de mission ? Chacun s’est armé des documents dont il pouvait disposer. 


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