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Projet d’un habitat marin artificiel : Une fausse bonne idée
En 1972, un projet qui visait à construire un habitat marin artificiel voit le jour aux États-Unis, exactement à moins d’un mile au large de Fort Lauderdale en Floride. Ce récif artificiel est constitué de pneus usagés. L’idée paraissait séduisante : alléger la pression sur les récifs naturels pour permettre à la ressource halieutique de se fixer et de se reproduire autour de ses “constructions humaines” et se débarrasser de pneus usagés qui encombrent la terre ferme. Goodyear (leader mondial du pneumatique) affirmait même que “les excellentes propriétés des pneus usagés comme matériaux de récif peuvent multiplier par deux, voire trois, la faune dans la zone”. Mais la nature n’a pas mis longtemps à reprendre ses droits. Sous le poids des ouragans et autres phénomènes naturels propres aux eaux profondes les quelques deux millions de pneus usagers immergés se sont répartis loin des zones ciblées, les attaches d’aciers et de nylon qui servaient à les agglomérer ont vite cédé. Ils ont essaimé des plages ou carrément des récifs de corail bloquant par-là même leur croissance naturelle.
Comme la plupart des idées venues de l’Amérique, celle-ci, aussi, a vite été reprise un peu partout dans le monde. Le Japon, l’Indonésie, la Malaisie, l’Italie, l’Espagne et la France ont mené de vastes programmes de “lâcher de pneus”. Mais l’heure est au “repêchage” des pneumatiques. En France, précisément, au début du mois de mais 2015, au large de Vallauris Golfe-Juan, dans les Alpes-Maritimes, 2500 colliers de pneus ont été tirés de la Méditerranée. Mais il y a 90 000 m3 de ces récifs artificiels. Le Japon, lui compte 20 millions de m3 en mer (numéro un mondial). L’impact  sur les herbiers et les coraux est avéré. Certains se demandent si cela n’a pas induit une pollution chimique. Jacky Bonnemain, porte-parole de l’association écologiste Robin des Bois, pense que “le peu de succès des pneus auprès de la faune marine est dû à leur libération progressive d’hydrocarbures dans l’environnement. Une fois retirés, ces pneus qui ont séjournés plus de vingt ans sous l’eau seront-ils aptes à passer au recyclage dans les filières traditionnelles ?”

Pénurie d’eau en Californie : Les républicains et les écologistes se rejettent la balle
Le gouverneur de la Californie, le démocrate Jerry Brown, a signé mercredi 1er avril un décret qui codifie une réduction de 25% de la consommation d’eau pour le reste de l’année. Auparavant fermiers, hôteliers, écologistes, industriels de la fracturation hydraulique se rejettent la balle de la surconsommation. En ce jour comme de tradition, les responsables du bureau des ressources naturelles mesurent la couche de neige, ce qui leur permet de prévoir le niveau des réservoirs pour l’été. Inexistante cette année, en 2014, la couche de neige mesurait 86 cm (près de 4 m en 2010). C’est la première fois depuis soixante-quinze ans que le sol est nu le 1er avril à cette altitude de 2 070 m. La Californie est un grand fournisseur du reste des États-Unis en fruits et légumes, l’agriculture consomme 80% de l’eau. Les agriculteurs seront contraints de fournir par écrit des informations sur leur consommation d’eau et la source de leur alimentation. Ils dénoncent les pelouses de Hollywood et les piscines de Palm Springs. Pendant que les républicains réclament la construction de deux barrages et que les écologistes s’y opposent pour empêcher l’assèchement des rivières au nom de la défense des espèces de poissons en danger. Dans les années 1960 et au début des années 1970, le mouvement écologiste alors naissant a porté plusieurs affaires au tribunal pour s’opposer à la construction de barrages. Non seulement les républicains leur font porter le chapeau sur cet état de fait mais ils estiment aussi que les militants verts ont milité pour l’installation d’une grande immigration en Californie à partir de l'Amérique latine et le Mexique. Ce qui a doublé la population de l'État en seulement quatre décennies. Pour eux si la croissance de la population n’était pas aussi rapide, la Californie ne subirait pas la pénurie.


R. S.


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