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L’Algérie profonde / Est

Université Larbi-Ben-M’Hidi d’Oum El-Bouaghi

Colloque sur la gestion de l’espace urbain

L’université Larbi-Ben-M’hidi d’Oum El-Bouaghi © D. R.

Organisé par l’Institut de Gestion des Techniques Urbaines (GTU) en collaboration avec le laboratoire de recherche RNAMS, un colloque international de deux jours, sur “La recomposition des espaces de la vie quotidienne dans le processus des urbanisations récentes” s’est ouvert dimanche au niveau de l’université Larbi-Ben-M’hidi d’Oum El-Bouaghi. Ont pris part à cette manifestation scientifique des chercheurs et des universitaires venus de plusieurs établissements universitaires du pays et de l’étranger (Égypte, France, Tunisie, Maroc, Côte d’Ivoire).

Dans son allocution, le Pr Bouchemal Salah, président du comité scientifique du colloque reviendra sur la problématique : “En 2009, l’Institut de gestion des techniques urbaines de l’université Larbi-Ben-M’hidi a organisé un séminaire international sur la manière de faire la ville, le but étant de cerner les processus de construction et de reconfiguration du territoire urbain, pour bien comprendre la ville, et bien la penser pour demain, aujourd’hui, l’institut veut renouer avec cette expérience en envisageant d’organiser un colloque dont la problématique s’inscrit dans le sillage de l’argumentaire de l’évènement en question.”

Et d’ajouter : “Les villes algériennes sont des cadres de vie qui se transformant au gré d’un jeu d’acteurs évoluant dans l’ignorance d’une vraie philosophie du projet urbain et dans l’existence d’un projet parasite au seul service d’intérêts limités et immédiats faisant fi de la qualité urbaine et conduisant à des dérives multiples, rendant inextricable le désordre dans la ville.”

Mme Djouab Fetta de l’USTHB (Alger) explique, en évoquant le cas des zones périphériques d’Alger (communes  de Baraki et Eucalyptus) dira : “Avec l’évolution de la croissance urbaine, telle qu’est Alger aujourd’hui en termes d’occupation spatiale et en termes de valeurs foncières, on s’est installé pratiquement dans la même assiette coloniale, puisque les anciens quartiers prestigieux de l’époque comme Hydra, El-Biar existent toujours.

C’était des cités et des lieux de résidences importants. Mais l’espace urbain à Alger a explosé ces dernières années. On est parti dans tous les sens et pratiquement Alger est devenues complètement ‘artificialisée’  en quelque sorte. On a empiété sur ces terres agricoles de la plaine de la Mitidja qui font partie des terres agricoles à haut rendement économique, et elles sont, dans leur grande majorité, occupées par cette urbanisation sauvage et incontrôlée. 

Ce qu’on a vu, c’est qu’il y a eu beaucoup de lois qui ont réellement favorisé cette urbanisation massive et anarchique, en contradiction avec les discours politiques qui parlent de la protection des terres agricoles. Mais concrètement, quand on voit les différentes ordonnances et les différentes lois, elles ont joué à l’encontre de cette préservation des terres à vocation agricole”.
 

B. NACER



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