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L’Algérie profonde / Est

Ils dénoncent leur marginalisation dans les recrutements

Jijel : grogne des chômeurs à El-Milia

© D.R

Devenu La Mecque des chômeurs, le site de Bellara où sont implantés deux grands projets industriels est devenu le lieu de rassemblement des sans-emploi pour crier halte à leur marginalisation dans les recrutements. Lundi, il a fallu faire appel à des éléments antiémeute de la Gendarmerie nationale, qui se sont déployés sur les lieux pour éviter tout débordement à la faveur d’un rassemblement improvisé par des chômeurs. 

Plusieurs autres sit-in ont eu lieu par le passé à l’entrée du site d’implantation du complexe d’AQS (Algerian Qatari Steel), une joint-venture algéro-qatarie, créée en 2015 sous l’ère Bouchouareb, alors ministre de l’Industrie, pour la réalisation d’une usine sidérurgique. Il faut dire que cette grogne s’est installée dans la région depuis le lancement des travaux de réalisation de cette usine et de la centrale électrique dans le même site.

À la phase de réalisation de ces deux installations, des milliers de postes d’emploi ont été créés, à tel point que plus de 5000 personnes ont été recrutées pour travailler dans cette zone. Ce nombre a diminué au fur et à mesure que les travaux de montage de ces deux projets arrivaient à leur terme. 

“Travailler dans des conditions dures pour ensuite se retrouver dehors !”, s’est exclamé un jeune, venu se joindre à ceux qui demandaient un emploi à Bellara lors de leur dernier rassemblement. De nombreuses personnes se sont retrouvées sans emploi à la fin de leur contrat. “Mais pourquoi d’autres viennent d’ailleurs et de l’étranger nous remplacer ?”, s’interrogent les mêmes voix. Une main-d’œuvre étrangère et d’autres personnes venues de loin continuent de travailler à ce jour sur le site.

C’est ce qui irrite les jeunes de la région, qui se voient marginalisés dans les recrutements opérés. Cependant, la réalisation de ces usines a nécessité une main-d’ouvre technique hautement qualifiée, recrutée de l’étranger. Des dizaines d’autres diplômés des universités algériennes ont pu trouver un emploi dans cette zone, permettant d’absorber le chômage dans cette catégorie des sans-emploi. 

L’agence locale de l’emploi (Anem) ne désemplit pas et continue de susciter la curiosité des uns et des autres, souvent intrigués par les recrutements opérés. La police a même été sollicitée à maintes reprises pour intervenir et remettre de l’ordre dans cette agence, prise d’assaut par les chômeurs à la recherche d’un poste dans cette zone. 

Lundi, des représentants des protestataires ont été reçus par les responsables d’AQS, et le feuilleton de cette grogne continue de plus belle dans une région frappée par un chômage endémique, en dépit des postes créés à Bellara.

 

 


Amor Z.



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