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L’Algérie profonde / Est

Gestion de la commune de Collo

Le P/APC s'explique sur les enquêtes judiciaires

Le président de l’APC de Collo, Djamel Ghemired (au centre), lors de la conférence de presse. © A. Boukarine/Liberté

Le président de l’APC a organisé une conférence de presse pour apporter ses explications concernant les évènements qui ont trait à la rentrée scolaire, perturbée, mais surtout à l'ouverture d'enquêtes judiciaires.

C'est justement la révélation de ces enquêtes par des organes de presse relayées intensément par les réseaux sociaux qui a fait réagir le maire. S'il reconnaît que des enquêtes judiciaires sont effectivement ouvertes sur des “pseudo” malversations dans l'attribution de marchés publics et sur la délivrance “illégale” de permis de construire, il précise que c'est sur la base seulement de lettres anonymes.

Selon le maire, ces enquêtes amplifiées par les rumeurs ont créé un climat malsain au sein de cette commune qui se répercute négativement sur le bon déroulement de la gestion des affaires de l'APC. Il apportera un démenti formel en disant : “Je défie quiconque de prouver d'avoir touché des pots-de-vin ou avoir favorisé n'importe qui dans l'attribution des marchés publics”, et d’ajouter que pour éviter toute suspicion  “aucun élu ne participe dans la commission de l'ouverture des plis et de l'analyse des offres”.

Le P/APC, qui s'est montré remonté contre “des organes de presse et les allégations des internautes”, dira : “Il n’y a pas de magouilles à l'APC, l'attribution des marchés s'effectue dans la transparence totale.” Évoquant l'attribution de permis de construire sur des assiettes de terrain dans l'indivision, le maire dira : “Il n'y a aucune loi ni instruction de l'administration qui l'interdit”, et de dire encore : “La délivrance des permis de construire est conforme à l'article 42, au décret portant délivrance des actes de l'urbanisme.”

Il fera savoir aussi que des demandes de permis de construire sont en souffrance depuis des années, alors que ce permis est acquis automatiquement s'il n’y a pas de réponse dans les 21 jours qui suivent la délivrance du récépissé du dépôt de la demande.

À signaler que durant le mandat de son prédécesseur, la délivrance des permis de construire dans l'indivision a été suspendue en se référant à une instruction émanant des domaines. M. Ghemired persiste et signe : “Je continuerai à délivrer ce genre de permis de construire.” Il est d'ailleurs le seul P/APC dans cette wilaya à délivrer ce genre de permis de construire. Il révélera aussi que la bureaucratie a fait que plus de 800 dossiers sont en attente de régularisation des constructions illicites.

Le P/APC souleva aussi les perturbations de la rentrée scolaire à l'école Ahcène-Belhous et surtout Ahmed-Touil où les élèves n'ont pas encore repris les cours et qui ont d'ailleurs conduit les parents à barricader la RN 85 la veille. Il expliquera que les revendications des parents sont certes légitimes, mais certaines dépassent les moyens et même les prérogatives de l'APC.

Il s'étalera sur les moyens financiers dérisoires de l'APC qui ne peuvent répondre à tous les besoins qui s'accumulent de cette commune. Révélant que la masse salariale des travailleurs est importante et qu’ils ne peuvent assurer que 5 mois de salaires vivant de la subvention de l'État.

Il fera aussi savoir que des décisions ont été prises pour la satisfaction de certaines revendications des parents d'élèves, notamment la pose de ralentisseurs et de panneaux de signalisation devant les deux écoles. Concernant les autres points, à savoir la réhabilitation de deux établissements scolaires et la rénovation des équipements ainsi que la réalisation d'une autre école à Talèza, pour réduire la surcharge des classes à l'école Ahmed-Touil, ils seront adressés à qui de droit. 

Il fera aussi savoir que l'école Ahmed-Touil, qui a bénéficié de la part de la caisse de solidarité (ex-FCCL) d'un montant de 45 millions de dinars pour la réhabilitation de la structure, le lancement des opérations a été retardé par “les procédures contraignantes du contrôleur financier”. Tout en précisant que toutes les écoles ont bénéficié de réhabilitation et toutes les écoles ont encore besoin de réhabilitation.
 

A. Boukarine

 



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