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Iran

1 500 morts dans les manifestations en novembre

© D. R.

La répression meurtrière menée par les forces de l’ordre contre les manifestants en Iran, du 15 au 23 novembre dernier, aurait causé la mort d’au moins 1 500 personnes, selon un rapport publié, lundi soir, par l’agence de presse Reuters, citant des hauts responsables du gouvernement iranien. Parmi les manifestants assassinés figurent “17 adolescents et environ 400 femmes”, détaille le document de Reuters, selon lequel plusieurs membres des forces de l’ordre ont été également tués lors des manifestations qui se sont vite transformées en revendications politiques exigeant le départ de la classe politique dirigeante et le changement de régime. “Le bilan de 1 500 est nettement supérieur aux chiffres des groupes internationaux de défense des droits humains et des États-Unis.

Un rapport d'Amnesty International du 16 décembre a indiqué que le nombre de morts était d'au moins 304”, précise Reuters. L’agence de presse anglo-saxonne, s’appuyant sur trois sources gouvernementales, rapporte en outre comment les premiers jours des manifestations, déclenchées suite à la hausse des prix de l’essence de 50%, ont été vécus par l’Ayatollah Ali Khamenei, la plus haute autorité religieuse en Iran. “Après deux jours de manifestations à travers l'Iran, au moment où les protestataires commençaient à se rassembler en masse dans la capitale, Téhéran, scandant des slogans hostiles au régime et appelant à la fin de la République islamique, ce soir-là, à sa résidence officielle, dans une enceinte fortifiée du centre de Téhéran, Khamenei a rencontré de hauts responsables dont des officiers de la sécurité, le président Hassan Rohani et des membres de son cabinet”, raconte un des responsables, cité par Reuters. Il poursuit : “Le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei qui semblait impatient a donné l’ordre d’arrêter la vague de contestation en usant de tous les moyens possibles, affirmant que la République islamique est en danger”, a déclaré le chef suprême, selon cette source.

Parlant de Khamenei, un quatrième responsable affirme qu’“il était très ferme et a dit que ces émeutiers devraient être écrasés”. Les dirigeants cléricaux de Téhéran, écrit par ailleurs Reuters, ont accusé de “voyous” les manifestants s’opposant au régime.

 

 

 

Karim Benamar


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