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A la une / International

Suspension du Parlement britannique par le Premier ministre

Des milliers de manifestants contre un Brexit sans accord

Boris Johnson, Premier ministre britannique. © D.R.

La bataille contre la suspension du Parlement s’annonce cette semaine intense. Les députés qui feront leur rentrée ce mardi essaieront de légiférer pour empêcher un “no deal” alors que Boris Johnson avertit contre toute tentative qui “compromettrait la confiance du peuple dans la politique”. 

Des milliers de personnes sont sorties hier dans les rues de la Grande-Bretagne pour protester contre la suspension de Parlement, décidée par le Premier ministre Boris Johnson, mercredi dernier. Dans la capitale Londres, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au Premier ministre et exprimé leur “total rejet” de cette décision, qualifiée d’“anticonstitutionnelle” et de “coup d’État” par le président du Parlement. Plusieurs drapeaux européens ont été également arborés par les manifestants en signe de leur attachement à l’UE. 
Le rassemblement de la capitale a démarré à la mi-journée devant la résidence du Premier ministre au 10, Downing Street, où une foule compacte a scandé “Boris Johnson, honte à toi !”. Des dizaines de rassemblements ont également eu lieu dans d’autres ville du royaume, comme Manchester, Édimbourg (Écosse) ou encore Belfast (Irlande du Nord). Au cœur d’une véritable tempête politique, le Premier ministre conservateur Boris Johnson s’est attiré les foudres de plusieurs députés de son propre camp et de partis politiques de l’opposition après sa décision de suspendre le Parlement de la deuxième semaine de septembre jusqu'au 14 octobre, soit deux semaines avant la date prévue du Brexit. Le Premier ministre a certes le droit de le faire, et il le fait traditionnellement pendant la saison des congrès des partis politiques en septembre. Mais c'est le moment choisi et la durée de la suspension (cinq semaines) qui sont contestés par les adversaires d'un Brexit dur. Le Premier ministre britannique est soupçonné à travers cette manœuvre de vouloir empêcher les députés de bloquer un Brexit sans accord qu'il souhaite mettre en œuvre s'il ne trouve pas de compromis avec l'UE. 
Boris Johnson s'en est défendu en affirmant vouloir bénéficier de ce temps pour préparer, ensuite présenter son programme de politique nationale après son arrivée au pouvoir fin juillet. L’on comprend dès lors que la bataille contre la suspension du Parlement s’annonce cette semaine intense. Elle se déroulera sur un double front : judiciaire et politique. Les députés qui feront leur rentrée mardi essaieront de légiférer pour empêcher un “no deal” (une sortie sans accord), et une motion de censure est également envisagée à l'encontre du gouvernement, dont la majorité à la Chambre des communes ne tient qu'à une voix. 
Ce n’est toutefois pas gagné. Boris Johnson a mis en garde vendredi soir contre toute tentative de bloquer le Brexit, estimant que le peuple britannique avait fait son choix en 2016, lors d’un referendum sur la sortie ou pas de l’Union européenne. 51,9% des Britanniques avaient exprimé leur désir de quitter l’Europe. 
Aller à l’encontre de cette volonté “compromettrait gravement la confiance du peuple dans la politique”, a averti Boris Johnson avant-hier. 
 

Karim Benamar



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