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A la une / International

Crise libyenne

Entre efforts diplomatiques et ingérences étrangères


La pression internationale s’accentue sur les parties libyennes, tout comme les discours d’ingérence qui sapent tout effort de paix en Libye, où les violences armées ont fait au moins 174 morts ces dix derniers jours à Tripoli, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Royaume-Uni a soumis lundi soir à ses 14 partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution sur la Libye, réclamant un cessez-le-feu et un accès humanitaire inconditionnel aux zones de combats près de Tripoli, selon des diplomates. Le projet de texte, discuté entre grandes puissances depuis la semaine dernière et obtenu par l'AFP, “demande que toutes les parties en Libye fassent baisser la tension et s'engagent dans un cessez-le-feu et dans un processus avec les Nations unies pour obtenir un arrêt des hostilités complet en Libye”. Hier, le Qatar a dénoncé l’offensive menée par le controversé maréchal Khalifa Haftar et a demandé à la communauté internationale d’agir en faveur d’un embargo sur les armes contre l’Armée nationale libyenne (ANL) qu’il dirige. Doha, dont l’ingérence dans la crise libyenne est connue de tous, avec son soutien aux islamistes liés à la mouvance des Frères musulmans, a demandé via son chef de la diplomatie, Cheikh Mohamed Ben Abderahmane al-Thani, d’“imposer un embargo actif contre Khalifa Haftar” et d’agir contre l’ANL pour l’obliger à se retirer des territoires qu’elle a occupés ces dernières semaines, a rapporté le journal italien La Republica. Outre le Qatar, la Turquie mène la même politique de soutien aux islamistes de la confrérie des Frères musulmans, alors que le voisin égyptien, les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite se sont rangés du côté de Khalifa Haftar, sous le couvert de lutte contre le terrorisme. Depuis quelques jours, la Russie et la France affichent quasiment la même position en faveur du controversé maréchal qu’elles appellent au dialogue sans toutefois le dénoncer. Paris s’est même opposé à une déclaration commune de l’Union européenne qui dénonce ouvertement M. Haftar. Pour sa part, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a prévenu hier qu'elle ne resterait pas les bras croisés devant ces qui se passe en Libye. “Je n'hésiterai pas à élargir la portée de mes enquêtes et éventuelles poursuites pour qu'elles puissent inclure d'autres crimes relevant de la compétence de la Cour”, a mis en garde Fatou Bensouda dans un communiqué. “Personne ne doit douter de ma détermination à cet égard”, a affirmé la procureure de la CPI qui a son siège à La Haye. Outre ces réactions, la France aurait engagé des discussions pour réunir une nouvelle fois à Paris les deux principaux acteurs de cette crise, en l’occurrence le président du Gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Serraj et le maréchal Khalifa Haftar, qui opère sous la couverture du gouvernement parallèle de l’Est libyen et du Parlement élu, exilé à Tobrouk. De son côté, l’Italie a engagé elle aussi d’intenses efforts diplomatiques pour ramener les deux parties à la table des négociations, tout en dénonçant ce coup de force de M. Haftar. Par ailleurs, au moins 174 personnes ont été tuées et 758 blessées, dont des civils, depuis le lancement le 4 avril par les troupes armées de Khalifa Haftar des agressions sur Tripoli, selon un nouveau bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Lyès Menacer



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