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Au lendemain de l’annonce du retrait des États-Unis

La Russie suspend sa participation au Traité nucléaire

Vladimir Poutine (au centre) en entretien avec Sergueï Lavrov (à gauche) son ministre des Affaires étrangères et Sergueï Shoigu, son ministre de la Défense. © D. R.

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les États-Unis se sont retirés de nombreux accords internationaux, menaçant de fait le multilatéralisme que prône l’ONU et certains alliés de Washington.

Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a annoncé, hier matin, que Moscou suspend aussi sa participation au Traité de désarmement nucléaire INF, en réponse à la décision américaine de se retirer de cet accord, sous prétexte que les Russes l’ont violé. “Nos partenaires américains ont annoncé qu'ils suspendaient leur participation à l'accord et nous la suspendons à notre tour”, a affirmé Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes. “Notre réponse est une réponse miroir : nos partenaires américains disent qu'ils cessent leur participation, alors nous faisons la même chose”, a-t-il ajouté, lors d’une réunion qu’il a tenue avec ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou. “Nous attendrons que nos partenaires (américains) aient suffisamment mûri pour avoir un dialogue d'égal à égal et significatif avec nous sur cet important sujet”, a encore expliqué Vladimir Poutine, alors que son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a affirmé, au cours de cette réunion que ce sont les États-Unis qui ont violé le traité en question, en installant leur système de défense dans certaines anciennes Républiques de l’Union soviétique (ex-URSS) et en Europe de l’Est. “Selon nos informations, les États-Unis ont commencé à violer ce traité en 1999, lorsqu'ils ont procédé à des essais de drones de combat, dont les caractéristiques coïncidaient avec celles de missiles de croisière basés au sol interdits par le traité”, a indiqué M. Lavrov, lit-on sur les médias moscovites. Vendredi, Washington a annoncé son retrait du traité INF, qui a été conclu du temps de l’ex-URSS en 1987, soit deux ans avant la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin. Cet accord stipulait l’abolition de l’usage des missiles terrestres dont la portée se situait entre 500 à 5500 km. “Demain (hier ndlr), les États-Unis vont suspendre leurs obligations dans le cadre du Traité INF et enclencher le processus de retrait, qui sera achevé dans 6 mois, à moins que la Russie ne remplisse ses obligations en détruisant tous ses missiles, lanceurs et équipements qui violent le texte”, a annoncé le président Trump dans un communiqué. Cette annonce a provoqué de nombreuses réactions, dont celle de la Chine, de l’Allemagne et de l’Union européenne. “La Chine est opposée au retrait des États-Unis du traité et exhorte les États-Unis et la Russie à régler leurs différends de façon appropriée par le biais d'un dialogue constructif”, a réagi hier Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, cité par l’AFP. “Le retrait unilatéral des États-Unis pourrait entraîner une série de conséquences négatives, et la Chine accordera une attention particulière à l'évolution de la situation”, a-t-il précisé dans un communiqué. “Dans tous les cas, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir du côté allemand, le ministre fédéral des Affaires étrangères et moi-même, pour rendre les pourparlers de nouveau possibles au cours de ces 6 mois”, a déclaré pour sa part la chancelière allemande Angela Merkel. Vendredi, l’Union européenne a affirmé par la voix du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qu’“une nouvelle prolifération nucléaire constituerait une menace pour toute l'Europe, pas seulement pour l'Union européenne”, a rapporté Sputnik News. “Une nouvelle prolifération nucléaire est notre grand souci”, a-t-il réitéré, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne à Bucarest.


Lyès Menacer

 



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