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A la une / International

Barricades incendiées, gaz lacrymogène et cocktails Molotov

La situation dégénère à Hong Kong

Montée de tension entre manifestants et forces de l’ordre. © D.R.

Vendredi, les autorités ont mené une campagne d’arrestations dans le milieu militant pro-démocratie, mais cela ne semble pas entamer la détermination de la rue qui réclame le départ du gouvernement en place, pro-Pékin.

Les manifestations pro-démocratie ont de nouveau dégénéré hier dans la province chinoise semi-autonome, Hong Kong, après que des dizaines de manifestants aient tenté de se rassembler devant les sièges abritant le gouvernement local et le Parlement (LegCo). Cela a donné lieu à de violents affrontements entre les manifestants et la police qui a usé du gaz lacrymogène et des canons à eau colorée en bleu (pour identifier des manifestants suspectés de violences), ont rapporté plusieurs médias. Les images diffusées sur les réseaux sociaux ont fait état du chaos qui a régné jusque tard dans la soirée à Hong Kong, où les manifestations ont été interdites. Mais malgré cette interdiction et les multiples barricades installées dans plusieurs endroits de Hong Kong, des milliers de Hongkongais sont sortis pour le énième samedi. La tension est montée en fin d'après-midi, quand un petit groupe de radicaux a attaqué avec des pierres et des cocktails Molotov des policiers disposés autour du complexe abritant les institutions hongkongaises et notamment le Conseil législatif (LegCo), le “Parlement” local qui avait été mis à sac le 1er juillet, a rapporté l’AFP. La tentative de se rassembler aussi devant le siège du bureau de liaison chinois a été avortée par l’intervention musclée de la police locale, dont le quartier général avait été barricadé. Les manifestants ont incendié une énorme barricade constituée de sièges arrachés sur les gradins d'un terrain de sport, près du quartier général de la police, dans le secteur de Wanchai (centre), a rapporté encore la presse. “Des manifestants radicaux ont lancé des bombes incendiaires et corrosives contre les policiers”, a dénoncé la police dans un communiqué, parlant de “menace grave” pour tout le monde alentours. Les autorités ont décidé d’interdire les manifestations, après les violences qu’a connues cette province le 25 août. Pour contourner cette interdiction et éviter la répression policière, les Hongkongais ont appelé à une manifestation religieuse, soumise à un autre type d’autorisation. Pour rappel, cette nouvelle manifestation a coïncidé avec le cinquième anniversaire du refus par Pékin d'organiser des élections au suffrage universel à Hong Kong. Cette décision fut le déclencheur du “Mouvement des parapluies” de 2014, marqué par 79 jours d'occupation du cœur financier et politique de la ville. Au final, cette mobilisation alors historique s'était achevée sans aucune concession de la part du gouvernement central chinois. Vendredi, les autorités ont mené une campagne d’arrestations dans le milieu militant pro-démocratie, mais cela ne semble pas entamer la détermination de la rue qui réclame depuis plusieurs semaines le départ du gouvernement en place, pro-Pékin. Au total, plus de 900 manifestants ont été arrêtés depuis le début des manifestations en juin.
 

Lyès Menacer 



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