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A la une / International

Résolution de la crise politique en Libye

Lavrov avertit contre toute précipitation

Sergueï Lavrov (à gauche), ministre russe des Affaires étrangères, et Mohammed VI, roi du Maroc.

La rencontre de Paris, de mai 2018, avait fixé la date des élections en Libye pour décembre 2018, mais la donne politico-sécuritaire était loin de répondre à un tel souhait.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a averti vendredi soir à Rabat (Maroc) contre toute démarche pouvant aggraver la crise en Libye, en référence à la tenue des élections générales que la situation actuelle ne permet d’organiser, a rapporté Reuters.
Pour Moscou, fixer une date définitive des élections en Libye n’est pas une démarche constructive parce qu’il faut d’abord que les parties libyennes s’entendent sur une solution politique pour mettre fin au conflit.
“Nous avons insisté sur le caractère non constructif dans la détermination de la date des élections”, a-t-il déclaré, en référence aux entretiens qu’il a eus avec son homologue marocain, Nasser Bourita, lors de sa visite au Maroc, dans le cadre d’une tournée maghrébine qu’il a entamée à Alger. “Les Libyens ont besoin d’abord de s’entendre sur la loi sur les élections”, a-t-il expliqué, lors de sa conférence de presse conjointe. Actuellement, les Libyens restent divisés et le pays est gouverné par deux gouvernements parallèles, l’un à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, l’autre à Tobrouk, où siège le Parlement élu et qui a pour mission d’élaborer une nouvelle Constitution et valider une nouvelle loi électorale qui n’arrivent toujours pas à voir le jour.
Les tiraillements tribaux, politiques et armés bloquent toute démarche en faveur d’un règlement pacifique de la crise libyenne. S’y ajoute la menace terroriste qui pèsent énormément sur le pays et les pays de la région.
Cette situation a empêché la tenue du scrutin prévu pour le 10 décembre dernier, comme cela avait été annoncé en mai dernier, à l’issue du sommet de Paris, lors duquel le controversé maréchal Khalifa Haftar a rencontré le président du Conseil présidentiel et chef du gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez al-Serraj, sous la médiation du président français Emmanuel Macron.
Mais depuis, aucune avancée n’a été enregistrée sur le terrain. Pis, des affrontements meurtriers continuent d’opposer plusieurs milices, issues de plusieurs camps, que ce soit à Tripoli ou dans d’autres villes libyennes, dont les derniers ont eu lieu la semaine dernière dans le sud de la
capitale.
Ces violences ont contraint les autorités reconnues et l’ONU à reporter le vote à une autre date. Récemment, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Libye, Ghassane Salamé, a annoncé la possibilité de tenir de nouvelles élections en juin 2019. Pour le moment, les conditions ne semblent pas être réunies pour organiser un tel processus dans les délais espérés.
En attendant, le maréchal Haftar a lancé depuis une dizaine de jours une vaste offensive dans le sud de la Libye pour, officiellement, déloger les milices tchadiennes et soudanaises qui ont transformé cette partie du pays en zone de non-droit et une base arrière pour mener des attaques dans leurs propres pays.


L. M.

 


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