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Des sources évoquent une centaine de soldats tués

Le Niger sombre dans la violence terroriste

L’ISWAP se place dans le Sahel, aux côtés de trois autres groupes terroristes déjà implantés dans la région. © D. R.

La nouvelle nébuleuse islamiste autoproclamée État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) a revendiqué l’attaque de mardi contre l’armée nigérienne à Inates, frontalière avec le Mali.

Le bilan de l’attaque de mardi contre une garnison de l’armée nigérienne à Inates (nord-ouest) a atteint les 71 morts, alors que plusieurs soldats sont toujours portés disparus, selon des sources officielles. Mais des sources médiatiques locales, ayant voulu garder l’anonymat, ont affirmé à Liberté que le nombre de soldats tués dépasserait les 100, sans compter les disparus et les blessés, dont certains sont dans un état grave.

L'attaque contre le camp d'Inates a été menée par “plusieurs centaines” de combattants “lourdement armés” selon le ministère de la Défense nigérien, et les combats ont été d'une “rare violence”, a rapporté l’AFP. Elle a été revendiquée par l’ISWAP, récemment créé. L’ISWAP se place dans le Sahel, aux côtés de trois autres groupes terroristes déjà implantés dans la région : le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, dirigé par Iyad Ag Ghali (targui), un ancien chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, l’État islamique dans le grand Sahara d’Adnan Abou Walid al-Sahraoui, Boko Haram (très actif au Nigeria et dans la région du lac Tchad).

Tous ces mouvements agissent séparément et sont hostiles les uns envers les autres, ayant chacun un objectif différent, selon les apparences et des spécialistes des questions sécuritaires. Mais il existerait une certaines interconnexion entres eux lorsqu’il s’agit d’une cible commune. Ce qui expliquerait l’ampleur de cette attaque qui a visé le camp de l’armée nigérienne à Inates et le nombre de victimes qu’elle a causées.

Ainsi, la multiplication des attaques de cette importance dans la région, ainsi que leur proximité géographique et le temps les séparant, sont autant d’éléments d’analyse accréditant la thèse d’une coopération entre ces groupes et certains d’entre eux, pour mener des opérations meurtrières dans un cercle regroupant le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Pour rappel, le Mali a été frappé dernièrement par une série d'assauts sanglants, au cours desquels plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme dans ce pays.

Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de Koutougou, également près de la frontière malienne. Recrutant localement, les groupes terroristes disposent aussi d’importants moyens financiers et matériels, grâce à leur interconnexion aux réseaux de trafics de drogue, de traite des humains et de contrebande, sans oublier leur bonne connaissance du terrain qui leur permet d’organiser des attaques de plus en plus meurtrières dans la région du Sahel.

La création d’une force internationale conjointe du G5-Sahel (5000 soldats), la présence militaire française à travers l’opération Barkhane (4500 soldats), des soldats américains de l’Africom à Niamey (Niger) et des Casques bleus onusiens de la Minusma au Mali, n’ont pas réussi à endiguer la menace terroriste dans cette région, en proie aussi à des violences intercommunautaires régulièrement.
 

Lyès Menacer

 



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