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Le même scénario avait justifié l’intervention de l’OTAN en Libye

Le piège de “l’ingérence humanitaire” au Venezuela


Appuyé par les États-Unis et une quarantaine d’autres pays européens et sud-américains, Juan Guaido se sent plus fort que jamais. Mais le soutien de l’armée à Nicolas Maduro l’empêche d’aller plus loin dans son plan de prise du pouvoir à Caracas.

Le président du Parlement vénézuélien, Juan Guaido, qui s’est autoproclamé chef d’État par intérim du pays, a tenté mardi un nouveau coup de force contre le président élu Nicoals Maduro, en voulant faire entrer via la frontière avec la Colombie et le Brésil une aide humanitaire internationale, ont rapporté hier les médias locaux et les agences de presse. Mais l’armée, jusqu’ici restée fidèle à M. Maduro, a vite fait d’intervenir en déployant des centaines de soldats pour empêcher ce qui s’apparente à “un prélude pour une intervention militaire”, a accusé hier le président légitime vénézuélien. M. Maduro accuse Washington - avec qui il a rompu les relations diplomatiques - d'utiliser Juan Guaido comme un “pantin” pour le chasser du pouvoir et mettre la main sur les énormes réserves de pétrole du Venezuela. Il reproche aux Européens de soutenir ces “plans putschistes” américains. L'accès au pont de Tienditas, qui relie les localités de Cucuta (Colombie) et d'Urena (Venezuela), a été barré par un camion-citerne et un grand conteneur, a constaté une équipe de l'AFP sur place. Cette nouvelle tentative du président du Parlement intervient parallèlement à des pressions diplomatiques menées par Washington et certains de leurs alliés occidentaux qui ont activement soutenu le retour de la droite et de l’extrême droite pro-américaine au pouvoir dans les pays de l’Amérique du Sud, après une brève parenthèse du règne de la gauche au Brésil, en Argentine et en Colombie, pour ne citer que ces pays. Le Canada a promis lundi une aide de 40 millions de dollars destinée au peuple vénézuélien, s'ajoutant aux 20 millions de dollars d'aide annoncés par Washington, qui par ailleurs n'écarte pas une intervention militaire. L'Union européenne a débloqué mardi une aide de 5 millions d'euros (7,5 millions de dollars). “Ici, au Venezuela, personne ne va entrer, pas un soldat envahisseur”, a répliqué M. Maduro, qui est soutenu par la Russie, la Chine, la Turquie, Cuba et l'Iran. “Ils veulent envoyer deux petits camions avec quatre marmites. Le Venezuela n'a pas besoin de demander l'aumône. S'ils veulent l’aider, qu'ils mettent fin au blocus et aux sanctions”, a ajouté le président socialiste, assurant qu'il ne permettrait pas qu'on “humilie” le Venezuela avec un “show d'aide humanitaire”. Affaibli par une crise économique engendrée par l’effondrement des prix du pétrole, le président vénézuélien Nicolas Maduro paraît de plus en plus fragile, mais il continue de bénéficier du soutien de l’armée, malgré la défection de quelques haut-gradés, dont l’ancien attaché militaire de l’ambassade du Venezuela à Washington.
Son appel à un dialogue national a été rejeté par l’opposition qui exige, avec le soutien des puissances étrangères, l’organisation d’une nouvelle présidentielle, alors que M. Maduro se dit prêt à tenir des législatives anticipées.


Lyès Menacer/Agences

 



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