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Crise politique et sécuritaire au Mali

Le président IBK lance un dialogue national

© D. R.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé, dans un message diffusé samedi soir, le lancement officiel, le 14 décembre, d'un débat national pour dégager les solutions à la crise non seulement sécuritaire, mais multiforme, à laquelle le pays est en proie depuis des années. Responsables et experts conviennent qu'il n'y aura pas d'issue au conflit du Sahel par la seule force des armes et sans action politique, alors que se propagent le terrorisme islamiste et les violences qui ont déjà fait des milliers de morts. Ce processus de dialogue a donné lieu à des mois de consultations. Il est censé mettre les Maliens autour de la table et établir une feuille de route. Le président malien a laissé entendre que ce lancement prendrait la forme d'un congrès et a appelé “toutes les forces vives de la nation” à prendre part à ce dialogue, “entré dans la dernière ligne droite”. L'initiative s'est heurtée jusqu'alors à la non-participation d'acteurs importants, comme la principale formation d'opposition, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie. “Nous devrions saisir l'opportunité offerte de la mise à plat, et du diagnostic profond”, a ajouté M. Keïta. Les conclusions et résolutions issues de ce dialogue seront mises en œuvre par un mécanisme indépendant, a-t-il assuré. Miné par le terrorisme et les violences intercommunautaires, le Mali attend aussi la suite de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation qui a été conclu entre le gouvernement et des ex-rebelles touareg en mai-juin 2015 à Bamako. Cet accord, issu du processus d’Alger qui a débute mi-2013, a été mis à mal à maintes reprises par la poursuite des violences et un manque de volonté politique (par moments) des autorités maliennes. L’aggravation de la crise sécuritaire au Mali, mais aussi dans les pays du Sahel, a fait prendre conscience de l’urgence d’accélérer la mise en œuvre de cet accord et de mettre les moyens nécessaires pour ramener la paix dans le nord du Mali, une des clés de la lutte contre le terrorisme qui a fait de cette région sa base arrière.
 

L. M./Agences



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