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Tenue des élections générales en 2019

L’émissaire onusien en Libye sceptique

Ghassane Salamé, envoyé spécial de l'ONU en Libye. © D.R

Outre les rivalités intérieures de parties libyennes, l’ingérence étrangère a aggravé la crise en Libye. La lutte pour le contrôle des richesses est au cœur du conflit, selon l’émissaire onusien.

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en Libye, Ghassane Salamé, a réaffirmé hier son opposition à la tenue des élections générales, en l’absence d’un minimum d’entente entre les parties libyennes, emboîtant le pas à Moscou qui a averti contre toute précipitation dans l’organisation du scrutin, prévu initialement pour décembre 2018 avant son report pour la mi-2019. Le diplomate libanais a indiqué, dans un entretien qu’il a accordé à la chaîne de télévision britannique BBC, qu’il refuse toujours de fixer une date définitive à la tenue du scrutin devant sortir la Libye de la crise. “Je ne fixerai aucune date si je ne sens pas un minimum d’entente des parties libyennes à régler leur différend historique”, a-t-il indiqué, soulignant avoir beaucoup de travail qu’il attend dans un pays ravagé par la guerre depuis 2011 et livré aux milices après l’intervention de l’Otan. “Le principal point de conflit entre les Libyens est celui du partage des ressources du pays”, a expliqué l’envoyé spécial onusien, ajoutant qu’“il existe des différends entre l’Italie et la France qui influent sur la Libye”, ont repris les médias libanais. Depuis mai 2018, l’Italie et la France se livrent une guerre féroce dans les coulisses au sujet de la Libye. L’organisation par la France d’un sommet à Paris sur la Libye, en mai 2018, n’a pas été du goût de l’Italie qui a organisé, elle aussi, en novembre de la même année un autre sommet. Rome avait estimé que la date du 10 décembre pour tenir des élections en Libye était déraisonnable, à cause de la situation sur le terrain, malgré l’engagement des deux autorités parallèles de l’Est et de l’Ouest libyens à respecter les délais fixés. Le temps a donné raison à Rome, et aujourd’hui la situation ne semble pas s’être améliorée dans ce pays, où les rivalités tribales et le diktat des milices empêchent tout dialogue constructif. D’ailleurs, Moscou a aussi affirmé que les conditions ne sont toujours pas réunies pour tenir des élections, avertissant contre les précipitations pouvant aggraver la crise. “Les Libyens ont besoin d’abord de s’entendre sur la loi sur les élections”, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, lors de sa tournée maghrébine la semaine dernière. Pour Moscou, fixer une date définitive des élections en Libye n’est pas une démarche constructive parce qu’il faut d’abord que les parties libyennes s’entendent sur une solution politique pour mettre fin au conflit. Mais le controversé maréchal Khalifa Haftar, soutenu par les autorités parallèles de l’Est et le Parlement élu installé à Tobrouk, ne semble pas être de cet avis, continuant à mener sa campagne militaire et s’imposer comme chef suprême de la future institution militaire unifiée.


Lyès Menacer

 



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