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Une nouvelle mission devait démarrer durant ce mois de mars

Les Européens toujours divisés sur la crise en Libye

Des migrants partis de Libye à Lampedusa, Italie. © D.R.

Abandonnée à son sort face à la crise sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus, l’Italie semble manifester peu de confiance envers ses partenaires européens sur la prise en charge des migrants en provenance de la Libye.

Les Européens ont du mal à s’entendre sur la gestion de la question migratoire et sur le respect de l’embargo sur les armes que l’ONU a imposé depuis 2011 sur la Libye, de l’aveu à peine voilé du chef de la diplomatie européenne Josep Borell. “Nous n'avons pas encore un accord à 100%, car il y a encore des difficultés pour la prise en charge des naufragés”, a-t-il expliqué au cours d'un point de presse à l'issue d'une vidéoconférence avec les ministres des Affaires étrangères de l'UE. “Mais la nouvelle opération, baptisée Irene, pourrait être lancée pour la fin du mois, si on montre un peu de bonne volonté”, a-t-il assuré. “Une solution peut être trouvée dans les prochains jours”, s’est permis d’espérer Josep Borrell. 
Les ministres allemand et luxembourgeois des Affaires étrangères, Heiko Maas et Jean Asselborn, se sont également déclarés confiants au cours de leurs points de presse. “Il reste une semaine et, en cas d'accord, la décision peut être entérinée par les États membres grâce à une procédure écrite”, a expliqué un diplomate. Mais du côté italien, le temps n’est plus à l’accueil des réfugiés et des migrants, en provenance de Libye, où les violences armées se poursuivent et s’intensifient depuis une semaine, malgré les multiples appels à une cessation des hostilités pour éviter la propagation du coronavirus. “L'Italie n'est pas disposée à permettre de débarquements dans ses ports”, a averti en effet le chef de la diplomatie italienne Luigi Di Maio dans un compte rendu de la réunion avec ses homologues, posté sur son compte facebook. “Il ne s'agit pas de vouloir être gentil ou méchant. Il s'agit tout simplement de mesurer nos forces et de les mettre toutes à la disposition de nos concitoyens.” “L'Italie maintenant ne peut pas. L'Italie demande maintenant de l'aide et veut être aidée. Nous devons concentrer nos énergies sur l'endiguement du virus, sur l'aide à nos médecins et nos infirmiers qui sacrifient leurs propres vies pour celles des autres”, a-t-il expliqué. 
L'Italie est à ce jour le pays de l'UE le plus touché par la pandémie du coronavirus qui a fait plus de 6000 morts jusqu’à hier. Irene doit succéder à Sophia, déclenchée en 2015 pour lutter contre les passeurs de migrants et le trafic d'armes en Libye et dont le mandat arrive à échéance le 31 mars. La nouvelle opération aura un mandat différent. 
Il sera limité à la surveillance de l'embargo des Nations unies sur les armes, et ses moyens navals et aériens interviendront dans des zones écartées des routes empruntées par les embarcations de migrants parties de Libye pour rejoindre l'Italie ou Malte. 
Ce mandat aura une durée d'un an renouvelable, et un point est prévu tous les quatre mois par les ministres pour examiner si cette opération militaire a un effet d'attraction pour les passeurs et si les bateaux engagés par les États membres doivent être repositionnés, a-t-on expliqué de source diplomatique.
 

Lyès Menacer/Agences



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