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Un plan de paix prévoit le partage du pouvoir au Yémen

Les séparatistes sudistes renoncent à leur autonomie

Nizar Haïtham, porte-parole du Conseil de transition du Sud. © D.R

Un nouveau gouverneur à Aden, capitale sudiste où s’est exilé le gouvernement yéménite, devrait être nommé dans un délai de trente jours, selon l’accord parrainé par l’Arabie Saoudite.

Les indépendantistes du sud du Yémen ont fini par renoncer au projet de leur autonomie, après d’âpres négociations avec la coalition menée par l’Arabie Saoudite et le gouvernement yéménite, qui a accepté le plan du partage du pouvoir à Aden, où il s’est exilé depuis 2013, a annoncé le Conseil de transition du Sud (STC) hier. Ce dernier “annonce qu’il renonce à sa déclaration d’autonomie”, afin de permettre l’application de l’accord de Riyad, a écrit sur Twitter le porte-parole de cette instance, Nizar Haïtham, a rapporté l’agence de presse officielle saoudienne SPA.

Selon ce plan, le Premier ministre yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, va former un nouveau gouvernement d’ici trente jours et nommera un nouveau gouverneur à Aden, la capitale sudiste. “Une fois (le plan) mis en œuvre, le gouvernement devrait commencer son travail à Aden et superviser l’achèvement de la mise en œuvre de l’accord de Riyad”, a indiqué l’agence SPA, citant une source officielle. Dans un pays déjà en proie à une guerre opposant le gouvernement de transition de Mansour aux Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa, le projet d’autonomie sudiste a plongé le pays dans une autre spirale d’instabilité qui a mis en péril carrément son unité.

Le soutien apporté aux séparatistes sudistes par les Émirats arabes unis, au nom de la lutte contre la confrérie des Frères musulmans, a mis momentanément en péril l’alliance d’Abou Dhabi avec Riyad. Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui vit en exil dans la capitale saoudienne, a annoncé la nomination d’un nouveau commandant de police et d’un nouveau gouverneur à Aden. Fin juin, il avait exhorté les séparatistes à “mettre fin à l’effusion de sang” et à respecter un accord de partage du pouvoir, lors de sa première prise de parole depuis leur déclaration d’autonomie du Sud en avril.

Pour rappel, l’accord de Riyad a été signé en novembre 2019, mais sa mise en œuvre sur le terrain n’a jamais eu lieu, rendant ces plans caducs. Les efforts de l’Arabie Saoudite “ont conduit le gouvernement yéménite et le Conseil de transition du Sud à accepter le mécanisme proposé pour mettre en œuvre l’accord de Riyad”, s’est félicité le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, sur Twitter. L’obtention de cet accord “montre qu’il est possible de résoudre les dissensions au Yémen à travers le dialogue, sans recours à la force”, a ajouté le prince saoudien.

S’il tient, cet accord doit permettre à la coalition menée par Riyad de se concentrer sur la guerre contre les Houthis. “Actuellement, sans réponse unie, les Saoudiens, le gouvernement yéménite et le STC sont sur la défensive (...) parce que les Houthis attaquent leurs régions en toute impunité”, a déclaré à l’AFP Fatima Abo Alasrar du Middle East Institute. 

 


Lyès Menacer


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