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Tripoli suspend sa participation aux discussions à Genève

Libye : retour à la case départ

Un quartier de Tripoli bombardé par les forces de l’Armée nationale libyenne du général Khalifa Haftar, le 15 février 2020. © D. R.

Les  ingérences  étrangères  demeurent  un  sérieux  obstacle  devant  le retour  de  la paix   en  Libye,  même  s’il  ne  faudrait  pas  ignorer  non plus  les  rivalités  personnelles  et  tribales  dans  ce  pays  voisin.

Le  Gouvernement  d’union  nationale  (GNA)  a  suspendu  mardi  soir  sa participation aux discussions de Genève, après le bombardement qui avait ciblé durant la même journée le port de Tripoli et certains quartiers de la capitale, faisant au moins trois morts et des blessés.

“Nous  annonçons  la  suspension  de  notre  participation  aux  pourparlers militaires qui se déroulent à Genève jusqu'à ce que des positions fermes soient adoptées à l'encontre de l'agresseur (Khalifa Haftar) et ses violations” de la trêve, a indiqué le GNA dans un communiqué, dénonçant cette énième violation de la trêve du 12 janvier.

“Il  est  clair que  l'objectif des  bombardements  systématiques  des zones résidentielles,  de  l'aéroport  et  du port, en plus du blocage total des installations pétrolières, est de provoquer des crises pour les citoyens dans tous les aspects de leur vie”, a noté le communiqué. Selon le GNA, ayant “échoué militairement à s'emparer du pouvoir, l'agresseur (Haftar) tente, en vain, de créer un état de confusion pour déstabiliser” la population. 

Les parties libyennes se sont retrouvées mardi matin à Genève dans le cadre des discussions du comité militaire libyen mixte “5+5”, sous l’égide de l’ONU. Amin al-Hachemi, porte-parole du ministère de la Santé, a confirmé la mort de trois civils et le bilan de cinq blessés dans ces bombardements qui ont touché l’université de Tripoli et des quartiers résidentiels d’al-Hadhaba.

Malgré la reprise des violences depuis une semaine, le GNA s’est gardé de toute réaction radicale, ayant espéré un arrêt des hostilités pour mettre en œuvre la déclaration de Berlin du 19 janvier, suivie par  une  résolution  du Conseil de  sécurité  demandant  aux  parties  libyennes  un “cessez-le-feu” durable et permanent.

D’ailleurs, le  GNA a  dénoncé  “le mépris continu”  de  cette  résolution  du Conseil de sécurité,  adoptée  la semaine dernière,  et  des  décisions  du sommet international de Berlin, où le chef du GNA, Fayez al-Serraj, et Khalifa Haftar ont refusé de se rencontrer. “Sans un cessez-le-feu durable (...) les négociations n'ont aucun sens.

Il ne peut y avoir de paix sous les bombardements”, a souligné le GNA. Mais Haftar, bras armé des autorités parallèles de l’Est  libyen,  conditionne  le cessez-le-feu par le départ de la Turquie du sol libyen, la dissolution des milices et le départ des mercenaires dépêchés par Ankara ces dernières semaines, en soutien au GNA. 

Bénéficiant du  soutien  des  Émirats  arabes  unis,  de  l’Égypte,  de  l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, mais aussi de la Russie et de la France, le général à la retraite a lancé une vaste opération de conquête de Tripoli depuis le 4 avril 2019, provoquant une nouvelle crise humanitaire en Libye, outre les 2000 morts, dont des civils, et plus de 15 000 blessés. 
 

Lyès Menacer

 


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