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A la une / International

Au Forum mondial de Genève (Suisse)

L’ONU responsabilise les pays riches sur les réfugiés

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à l'ouverture du Forum sur les réfugiés, à Genève. © D. R.

Une dizaine de pays, dont les États-Unis, ont refusé de ratifier en décembre 2018 le “Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières”, plus connu sur le nom de “Pacte de Marrakech”. 

L’Organisation des Nations unies (ONU) a appelé hier via son Secrétaire général, Antonio Guterres, les pays les plus riches à assumer leur part de responsabilité dans la prise en charge de la question migratoire dans sa globalité, plus particulièrement l’aspect lié à l’aide aux réfugiés, lors du Forum mondial sur les réfugiés qui s’est ouvert hier à Genève, en Suisse.

“Il est temps de répondre plus équitablement aux crises des réfugiés en partageant les responsabilités”, a affirmé M. Guterres dans son discours d’ouverture, estimant que “la communauté internationale doit en faire beaucoup plus pour assumer collectivement” son rôle, au lieu de laisser des pays en développement, voire pauvres, porter cette lourde charge d’accueil et de prise en charge des réfugiés et déplacés qui se comptent en millions de personnes.

“Les pays en développement (...) accueillent admirablement la grande majorité des réfugiés et doivent être davantage soutenus.” Tout en appelant la communauté internationale à “ne pas fermer les yeux devant la réalité”, le Haut-Commissaire aux réfugiés de l’ONU, Filippo Grandi, affirme que “les perspectives sont sombres”, en raison de l’aggravation des conflits armés et de la dégradation des conditions climatiques qui contribuent à l’augmentation du nombre de réfugiés et déplacés à prendre en charge.

Or l’ONU manque terriblement de financement, déjà que pour son fonctionnement elle a du mal à combler le déficit de son budget qui se creuse d’année en année. Ce pourquoi cet appel à une plus large contribution des États les plus riches pour assurer l’aide nécessaire à plus de 71 millions de déplacés à travers le monde, dont 26 millions sont des réfugiés, selon le rapport publié en 2018, le dernier en date.

Les dirigeants du Costa Rica, de l'Éthiopie et du Pakistan, qui co-organisent l'événement avec la Turquie et l'Allemagne, ont souligné pour leur part l’importance d'un soutien financier envers les pays pauvres ou émergents, qui accueillent 80% des réfugiés dans le monde et se sentent bien souvent démunis face au coût de leur prise en charge. “Nous avons besoin d'aide pour accomplir notre tâche. Sinon, ce seront les plus vulnérables qui en pâtiront”, a ainsi appelé le président costaricien Carlos Alvarado, dont le pays comporte, selon lui, le plus fort taux de migrants par rapport à la population : 10,5%.

Le Forum, qui a vocation à se tenir tous les quatre ans, se veut une déclinaison concrète du pacte signé à l'ONU, non contraignant lui aussi. Mais les défis restent immenses, a rappelé de son côté l'ONG Oxfam : la “responsabilité” de l'accueil des réfugiés “est injustement mise sur certains des pays les plus pauvres”.

“Il faut répartir (cette charge) surdes épaules plus larges et plus nombreuses”, a reconnu le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas. Sinon, a-t-il averti, “ces chiffres froids” continueront à être “utilisés à mauvais escient pour des campagnes de haine”.

 

Lyès Menacer/Agences

 


 


 



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