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A la une / International

Alors que les manifestations se poursuivent au Soudan

L’opposition en conclave à Paris

Yasir Arman, secrétaire général du Mouvement populaire de libération du Soudan du Nord. © D.R.

Le rôle des militants de l’opposition et de la société civile, établis à l’étranger, n’est pas négligeable pour sensibiliser à ce qui se passe à Khartoum comme répression et étouffement de la presse par le régime de Omar al-Bachir.

L’opposition politico-militaire et des membres de la société civile soudanaise sont en conclave à Paris depuis lundi pour trois jours afin de discuter de la situation au Soudan, parallèlement aux manifestations qui se poursuivent pour le troisième mois consécutif à Khartoum et dans d’autres villes du pays, a rapporté Radio France International (RFI). Cette importante réunion se tient en prévision d’une position commune de l’opposition pour affronter la période post-al-Bachir, selon toujours RFI. “Omar al-Bachir n’a jamais été confronté à un tel défi. Le contexte politique est totalement différent, nous sommes arrivés à un point de non-retour. Ce mouvement est un véritable baptême politique pour toute une nouvelle génération. Et ce mouvement est beaucoup plus inclusif… Il y a plus de monde, plus de jeunes, de femmes, d’étudiants, dans les zones rurales ainsi qu’urbaines”, a déclaré Yassir Arman, leader d’un groupe armé, le SPLM-Nord, qui croit en la fin proche du président soudanais, à la tête du pays depuis trois décennies. “Nous discutons entre nous, pas avec Omar al-Bachir. Il ne fait pas partie de la solution, il est le problème. Nous ne comptons pas discuter avec lui. D’ailleurs, il ne représente pas les Soudanais, il représente uniquement une petite minorité qui profite du régime et d’un réseau corrompu qu’il a mis sur pied. Donc il doit juste partir, ensuite il y aura une transition”, a estimé pour sa part Omar Khalid, leader du parti le Congrès soudanais, cité par RFI, en référence à l’offre de dialogue d’al-Bachir que les Soudanais ont rejetée en bloc. Car, parallèlement à son offre de dialogue, le président soudanais a décrété l’état d’urgence d’une année, avant que le Parlement ne le réduise à six mois. Cela a ouvert la voie à tous les abus de la part des forces de sécurité qui ont procédé à une violente vague d’arrestations dans les rangs de l’opposition. Des dizaines d’opposants et de manifestants sont quotidiennement interpellés par les services de sécurité. Certains manifestants sont arrêtés chez eux, selon la presse soudanaise de l’opposition, elle aussi victime de répression à grande échelle depuis le début des manifestations fin novembre 2018. Hier, une grève générale des salariés de la fonction publique et de plusieurs corps de métier dans le privé a été observée, a rapporté encore la presse locale. Des marches ont aussi eu lieu dans plusieurs villes du pays, à l’appel du syndicat des professionnels, une des forces de la contestation dans le pays. D’autres marches sont prévues aujourd’hui et dans les jours à venir, pour signifier à Omar al-Bachir que seul son départ arrêtera cette fois-ci la colère populaire.


Lyès Menacer

 


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