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A la une / International

Crise politique au Venezuela

Nicolas Maduro tient à son offre de dialogue national

Nicolas Maduro, président de la République bolivarienne du Venezuela. © D. R.

Le président élu du Venezuela, Nicolas Maduro, explique que l’ingérence américaine est motivée par sa volonté de s’approprier les richesses naturelles de ce pays d’Amérique du Sud.

Nicolas Maduro a appelé les “peuples du monde entier” à soutenir son pays dans la crise qui le secoue depuis presque deux semaines, après que le président du Parlement, Juan Guaido, s’est autoproclamé chef d’État par intérim, soutenu dans sa démarche par les États-Unis et 19 pays de l’Union européenne. “Je le dis au monde
entier : nous avons besoin de solidarité, de conscience pour ne pas céder à la folie de la guerre et transformer le Venezuela en nouveau Vietnam”, a déclaré M. Maduro, accusant Washington de vouloir s’emparer des richesses du Venezuela, un des plus importants producteurs mondiaux de pétrole. “J'ai envoyé une lettre au pape François”, a-t-il déclaré lundi dans un entretien avec la chaîne de télévision italienne SkyTG24, enregistré à Caracas, ajoutant : “Je lui demande son aide, dans un processus de facilitation et de renforcement du dialogue... J'espère recevoir une réponse positive.” Dans un autre entretien qu’il a accordé à Russia Today, M. Maduro a affirmé que “peu m'importe comment je vais entrer dans l'histoire, je ne serai pas un traître, un faible, un homme qui a tourné le dos à ses engagements historiques envers son peuple”. Et d’expliquer le pourquoi de l’ingérence américaine dans les affaires internes de Caracas.
“Quel est le casus belli de Donald Trump contre le Venezuela ? Le casus belli est le pétrole du Venezuela, les richesses du Venezuela, son or, son gaz, son fer, ses diamants et d’autres richesses matérielles”, a-t-il accusé, rejetant l’ultimatum de certains pays de l’UE qui lui ont exigé d’annoncer une présidentielle anticipée dans huit jours. Cet ultimatum a expiré dimanche soir et 19 pays membres de l’UE ont annoncé leur reconnaissance de Juan Guaido comme président légitime du Venezuela. Une décision violemment critiquée par le président de Turquie, Recep Teyyip Erdogan, et d’autres parties qui soutiennent l’option du dialogue inter-vénézuélien et dénoncent l’ingérence étrangère dans ce pays. “On sait maintenant ce qu'est l'UE (...) D'un côté vous parlez d'élections et de démocratie, et après, par la violence et la ruse, vous allez renverser un gouvernement”, a déclaré M. Erdogan lors d'un discours télévisé. “Le Venezuela, est-ce que c'est ta province ?”, a également déclaré M. Erdogan, semblant s'adresser à Washington. “Comment peux-tu dire à quelqu'un arrivé au pouvoir par des élections “Allez va-t’en” ? Et comment mets-tu à la présidence quelqu'un qui n'a même pas été élu ?”, a-t-il encore dénoncé. Outre la Turquie, la Russie et la Chine dénoncent aussi les tentatives de déstabilisation du président Maduro, pour mettre à sa place des autorités pro-américaines, comme cela est le cas au Brésil ou encore en Argentine.


Lyès Menacer

 



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