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Le CICR gèle son action en raison de l’insécurité

Sale temps pour les humanitaires en Centrafrique

© D.R

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé ce week-end la réduction drastique de son action humanitaire en Centrafrique, en raison des violences ciblant ses employés, notamment dans le nord-centre du pays, lit-on dans un communiqué transmis à la presse. “Touché par une succession d’incidents sécuritaires mettant en danger son personnel et son action, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se voit contraint de suspendre les mouvements de ses équipes et de réduire drastiquement ses activités humanitaires à Kaga-Bandoro, dans le Nana-Grébizi, au centre-nord de la République centrafricaine”, lit-on dans le communiqué. “C’est totalement inacceptable.

Nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions”, dit Bruce Biber, chef adjoint de la délégation du CICR en Centrafrique. “Nous n’avons d’autre choix que de réduire nos activités humanitaires et les mouvements de nos équipes jusqu’à ce que les conditions de sécurité soient de nouveau réunies.

Nous continuerons néanmoins à assurer les services liés aux urgences vitales à l’hôpital de Kaga-Bandoro et l’approvisionnement en eau du site des déplacés”, a-t-il ajouté. Si les humanitaires ne sont pas une cible directe des groupes armés, leur action se voit toutefois compromise dans les zones de fortes tensions. “Les humanitaires ne sont pas une cible.

À chaque fois que nous sommes attaqués, c’est notre capacité à délivrer de l’aide aux plus vulnérables qui est compromise”, souligne Bruce Biber. Les attaques ciblant le CICR et d’autres organisations humanitaires ont lieu régulièrement contre leurs camps, d’où sont pris équipements et aide destinés aux personnes déplacées dans le pays. “En République centrafricaine, les populations sont déjà les premières victimes des conflits et de la violence, mais aussi de plus en plus de l’insécurité et de la criminalité qui en résultent.

C’est aussi l’un des contextes les plus dangereux pour les humanitaires, dont les structures et le personnel sont devenus la cible régulière de bandes criminelles”, s’inquiète encore le CICR.

 

 

 

L. M.


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