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A la une / International

Face aux violations militaires turques et israéliennes

Silence arabe et international sur la Syrie

Missiles aériens dans le ciel de Damas. © D.R.

L’aveuglement de la communauté internationale, sous influence américaine, à déquiller Bachar al-Assad du pouvoir a livré la Syrie à toutes les violations de sa souveraineté territoriale.

Israël a intensifié ses raids aériens ces dernières quarante-huit heures contre des cibles militaires et institutionnelles syriennes à Damas, prétextant une guerre ouverte contre l’allié iranien de Bachar al-Assad, tandis que la Turquie a réaffirmé la poursuite de la coordination militaire avec ce qui reste de l’Armée syrienne libre (ASL), bras armé de l’opposition politique dite modérée. Tel-Aviv ne compte pas s’arrêter là et envisage d’aller loin si cela est nécessaire, a affirmé hier son ministre des Renseignements, Yisrael Katz.
“L'aviation a porté hier soir un coup sévère contre des cibles iraniennes en Syrie après que l'Iran eut tiré de là-bas un missile vers Israël. Nous ne laissons pas passer de tels actes d'agression, ni les efforts de l'Iran pour s'établir militairement en Syrie”, a dit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de l'inauguration d'un nouvel aéroport. Pour les analystes, ces raids servent politiquement le Premier ministre israélien, embourbé dans plusieurs scandales avec sa femme, pour sauver sa tête à l’occasion des législatives, prévues pour le 9 avril prochain.
Si la défense anti-aérienne syrienne a riposté efficacement, selon Damas, le risque d’une escalade n’est pas à écarter, au moment même où l’armée turque se montre déterminée à avancer ses pions dans le nord du pays, pour empêcher les Kurdes d’établir un État à la frontière avec la Turquie.
Hier encore, c’est le président turc Recep Tayyip Erdogan qui a réaffirmé sa prétention de remplacer la présence américaine à Minbej. Lors de cette conversation téléphonique avec son homologue américain Donald Trump, le président turc “a indiqué que la Turquie était prête à assurer, sans perdre de temps, la sécurité dans la région de Minbej”, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu. La ville de Minbej, contrôlée par des combattants kurdes appuyés par des militaires américains, a été secouée mercredi par un attentat revendiqué par le groupe terroriste autoproclamé État islamique (EI/Daech) qui a fait 19 morts, dont quatre Américains. D'après Anadolu, M. Erdogan a déclaré à M. Trump que cette attaque était une “provocation” visant à influer sur la décision de retirer les troupes américaines de Syrie prise le mois dernier par le président des États-Unis. Dénoncée par Damas, la présence militaire turque et les agressions répétées d’Israël contre la Syrie ne semblent pas inquiéter, outre mesure, une Ligue arabe aux ordres de Riyad, ni les autres membres de la communauté internationale, dont l’approche autour du conflit syrien et yéménite démontre que les intérêts géopolitiques priment sur la vie humaine.


Lyès Menacer

 


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