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Alors que Haftar rejette tout dialogue avec Serraj

Tractations diplomatiques pour une sortie de crise

Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier. © D. R.

Sans un minimum de consensus entre les parties libyennes et sans la fin de l’ingérence étrangère dans le conflit armé à Tripoli, toute initiative politique pour sortir la Libye de la crise est vouée à l’échec.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé hier au lancement d’une initiative tripartite avec la France et l’Italie en faveur d’un règlement politique de la crise libyenne, lors d’une visite à Rome, ont rapporté les médias italiens et allemands. “La crise migratoire est étroitement liée à la Libye, ce qui nécessite un nouvel effort européen pour éviter l’étêtement de l’État libyen. Et l’Italie et l’Allemagne, conjointement avec la France, peuvent préparer et lancer une initiative” politique, a déclaré M. Steinmeier, cité par l’agence de presse italienne AKI. 

Cette sortie du président allemand intervient quelques jours seulement après celle de la chancelière Angela Merkel devant le Parlement allemand, concernant l’urgence d’un règlement de la crise libyenne. De même que sa visite qui coïncide avec le déplacement du président français Emmanuel Macron en Italie pour discuter entre autres de la crise libyenne avec notamment Giuseppe Conte, récemment reconduit à la tête de l’exécutif italien. 

Une rencontre tripartite associant le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez al-Serraj, est prévue, dans l’espoir de relancer le dialogue, malgré le refus catégorique du controversé maréchal Khalifa Haftar (camp de l’Est libyen) de revenir à la table des discussions en l’état actuel des choses. Ce dernier croit dur comme fer qu’il pourra conquérir la capitale Tripoli, où siège le GNA qui bénéficie du soutien de la communauté internationale. 

Après une période de fortes tensions entre Paris et Rome autour de plusieurs questions, dont celle de la crise libyenne, les deux capitales ont donc décidé de renouer le contact pour préparer une “conférence sur la Libye”, après l’échec de l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassane Salamé, de tenir la sienne au printemps dernier à Ghadamès, une ville du sud-ouest libyen frontalier avec l’Algérie.

L’envoyé spécial du SG de l’ONU à Tripoli reste toutefois actif et multiplie les contacts, notamment avec les pays voisins de la Libye, dont l’Algérie, où il était reçu en début de semaine par les autorités algériennes afin d’éviter un chaos régional. Aussi, le président français a eu mardi un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Abdelfattah al-Sissi sur la Libye, a indiqué Le Caire dans un communiqué.

“Les deux parties sont convenues de conjuguer leurs efforts pour parvenir à un règlement en Libye, d'une manière qui contribue à éliminer le terrorisme, à préserver les ressources et les institutions du pays et à limiter les interventions étrangères”, a déclaré le porte-parole de la présidence égyptienne Bassam Rady.

Mais Le Caire traduit mal cette ambition sur le terrain, tout comme Paris, qui affichent leur soutien à Khalifa Haftar, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme. Les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite, mais aussi la Russie ne sont pas en reste dans le soutien apporté aux autorités parallèles de l’Est libyen, alors que la Turquie et le Qatar soutiennent certaines parties libyennes pro-Frères musulmans.
 

Lyès Menacer

 

 

 

 

 



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