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Les candidats auront 12 jours pour convaincre 7 millions d’électeurs

Tunisie : coup d’envoi de la campagne électorale

Une élection sur fond de crise économique et sécuritaire. © D.R.

Après une ambiance préélectorale marquée par des luttes de personnes, les prétendants à la magistrature suprême tenteront de se départager sur des questions de fond. Les questions sécuritaire et économique sont au cœur des préoccupations des Tunisiens.   

La campagne électorale de l'élection  présidentielle tunisienne a débuté hier et se poursuivra jusqu'au 13 septembre 2019. 26 candidats retenus pour ce scrutin présidentiel anticipé du 15 septembre prochain s’affronteront douze jours durant pour convaincre les 7,15 millions d’électeurs tunisiens. L’ambiance préélectorale délétère, marquée par des  luttes de personnes sur fond d’invectives, devra désormais céder la place aux questions essentielles. Les prétendants à la magistrature suprême vont passer aux choses sérieuses et tenteront de se départager sur des questions de fond. Et sur ce plan, l’aspect sécuritaire sera sans nul doute au cœur de cette campagne. Plongée dans une crise sécuritaire plus ou moins préoccupante, depuis la chute de l’ancien président déchu Ben Ali, la Tunisie tente laborieusement de sortir d’une situation instable et porteuse de dangers récurrents. La résurgence épisodique des attentats terroristes maintient la menace terroriste vive. Hier, un officier de la Garde nationale (gendarmerie) a été tué dans le nord-ouest du pays lors d'échanges de tirs au cours desquels trois terroristes ont également péri, selon la Garde nationale. Ces combats meurtriers, à l’ouverture de la campagne électorale, rappellent si besoin était que la menace terroriste demeure très sérieuse. Elle ne vient pas d’ailleurs seulement de l’intérieur. Aux frontières tunisiennes, le risque terroriste n’est pas moindre. La Libye, en proie à crise sécuritaire aigue, reste une source d’inquiétude majeure pour la Tunisie. Les répercussions de la guerre qui fait rage dans ce pays font craindre le pire pour le pays. Depuis la dernière offensive du général à la retraite Khalifa Haftar sur la capitale Tripoli, le 4 avril, le nombre de personnes cherchant à se réfugier en Tunisie a fortement augmenté. Le futur président tunisien sait déjà qu’une résolution rapide du conflit sera vitale pour éviter la contagion à son pays. L’autre aspect sur lequel les Tunisiens suivront de très près les candidats en lice sera d’ordre économique. Et sur ce plan aussi, les voyants ne sont pas plus rassurants.  La lutte contre le chômage, qui dépasse les 15%, et les moyens pour faire baisser l’inflation (qui oscille entre 6 et 7% après avoir atteint 7,5% l’an dernier) figurent au cœur des préoccupations. Parmi un million de nouveaux inscrits sur les listes électorales, 70% des électeurs ont moins de 25 ans. Les jeunes Tunisiens accorderont  logiquement un intérêt particulier aux différents programmes d’aides à la jeunesse que dévoileront les candidats. Il faut dire par ailleurs qu’une partie de la population tunisienne se sent marginalisée. Les habitants des régions de l’intérieur du pays mais aussi des périphéries urbaines attendront de pied ferme les 26 prétendants à l’élection présidentielle et suivront de très près leurs promesses électorales, notamment en ce qui concerne les programmes de lutte contre la pauvreté.
 

Karim Benamar



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