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A la une / International

Rapatriement des terroristes de Daech de Syrie et d’Irak

Un casse-tête pour les Européens

Des terroristes de Daech. © D.R

La question du retour des ressortissants européens qui ont rejoint Daech en Irak et en Syrie a fait l’objet, hier, d’une réunion des membres de l’UE à Bruxelles.

L’Allemagne, la France, ou encore la Grande-Bretagne ne semblent pas prédisposées à accueillir leurs ressortissants engagés dans les rangs de l’autoproclamé État islamique (Daech) en Syrie et en Irak, malgré les pressions du président américain Donald Trump.
Hier, la ministre française de la Justice, Nicole Billoubet, a rejeté toute éventualité d’un rapatriement des combattants français, dans une déclaration à la chaîne de télévision publique France 2. “Il y a une nouvelle situation géopolitique, à l’ombre du retrait américain. De ce fait, nous ne changerons pas notre politique actuelle (…) Nous ne répondrons pas donc dans cette conjoncture à ces demandes”, a déclaré Mme Billoubet, en référence aux tweets samedi de Donald Trump dans lesquels il avait dit que “les États-Unis demandent à la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et aux autres alliés européens de reprendre plus de 800 combattants de l'EI que nous avons capturés en Syrie afin de les traduire en justice”. Et d’expliquer qu’“il n'y a pas d'alternative car nous serions forcés de les libérer. Les États-Unis ne veulent pas que ces combattants de l'EI se répandent en Europe”. Berlin est dans la même situation. “Nous devons pouvoir garantir que des poursuites judiciaires sont possibles ici”, a déclaré la ministre de la Défense Ursula von der Leyen dans une émission en ligne organisée par le journal populaire Bild. “Nous n'avons en Syrie aucun gouvernement sur lequel nous appuyer, (le président syrien Bachar al-Assad ne peut pas être notre partenaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance rebelle arabo-kurde, ndlr) ne sont pas un gouvernement”, a pointé la ministre conservatrice. Berlin veut “se concerter avec la France et la Grande-Bretagne (...) sur la façon de procéder”, a-t-il encore précisé dimanche soir sur la première chaîne de télévision allemande ARD. En Belgique, le ministre de la Justice, Koen Geens, a réclamé dimanche une “solution européenne”, appelant à “réfléchir tranquillement et regarder ce qui comporte le moins de risques sécuritaires”. Hier, cet épineux problème a été l’un des sujets d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne à Bruxelles qui se sont rencontrés pour discuter, entre autres, de “la situation en Syrie, en particulier les derniers développements intervenus sur le terrain”, selon l'ordre du jour de cette rencontre. Alors que Daech est sur le point de perdre son dernier fief en Syrie, face à une vaste offensive de la coalition arabo-kurde, soutenue par les États-Unis, le sort des étrangers retenus par les forces kurdes n'a toujours pas été tranché. Ils sont Français, Allemands, Irlandais, Italiens, Anglais ou encore Canadiens. Les hommes sont en prison, les femmes et les enfants dans des camps de déplacés.


Lyès Menacer/Agences

 



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