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L’initiative a été lancée par le président Keïta

Un dialogue national au Mali sans l’opposition

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta. © D.R.

Des rencontres régionales ont été organisées pour la promotion de cette initiative, qui vient en partie en appui à l’accord de paix et de réconciliation onusien et dont la mise en œuvre traîne depuis sa signature en mai-juin 2015.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a donné hier à Bamako le coup d’envoi du “dialogue national inclusif”, qu’il a initié il y a quelques mois, mais sans l’opposition, ont rapporté les médias locaux. Pour l’opposition, ce dialogue “est une trahison pour le peuple”, car “nous savons que nos propositions ne seront pas prises en compte”, comme cela était le cas lors des précédentes rencontres préliminaires, a déclaré Nouhoum Togo, chargé de communication au sein du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) dans un entretien audio à Studio Tamani. 
L’opposition pose en effet ses conditions concernant la révision de la Constitution et l’application de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Le chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, a refusé l'invitation au dialogue, a rapporté l’AFP. Il a estimé jeudi que ce dialogue était “de la pure communication politique” et “une mise en scène”. La plate-forme Anw Ko Mali Drown, qui comprend de nombreux partis, associations et mouvement de la société civile, a également décliné l'offre, arguant d'un manque d'inclusivité dans les travaux préparatoires, lancés il y a plusieurs mois. le changement même de dénomination de “dialogue politique inclusif” en “dialogue national, affirme la plateforme, n’a pas pris en compte toutes les dimensions du Mali en crise, la globalité, la profondeur de la crise et les citoyens de l’intérieur comme de l’extérieur et en se voulant être le conducteur pertinent pour une véritable union sacrée”, lit-on sur Mali-Tribune. “Les formulations des objets et dans les résultats attendus, la thématique n°1, laissent entendre que le seul objectif inavoué de ce dialogue n’est autre que la révision constitutionnelle en lien avec l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger”, a ajouté cette plateforme. Cela n’est pas le cas de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) qui a décidé à la dernière minute de prendre part à ce dialogue, après avoir obtenu des garanties que ce dialogue ne remplacera pas ce qui a été paraphé dans l’accord d’Alger. “On avait juste besoin d’avoir des garanties du côté du gouvernement sur le fait que le dialogue national inclusif ne soit pas le cadre approprié pour discuter à nouveau des dispositions ou du dispositif inscrits dans l’accord de paix et de réconciliation”, a expliqué au même média Moussa Ag Attahar, porte-parole de la CMA. Le président malien avait évoqué récemment la possibilité d’une révision de l’accord de paix, ce que les partenaires internationaux ont refusé, tout comme la CMA qui a rejeté cette option. “Malgré les développements récents, des difficultés demeurent et sont inhérentes, pour certaines d'entre elles, à la nature même d'un tel accord, et pour d'autres à l'incompréhension et par moments à l'intransigeance de certains signataires”, avait affirmé IBK, tout en se défendant de vouloir toucher à l’esprit du texte signé à Bamako en 2015.
 

Lyès Menacer



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