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A la une / International

Louisville (Kentucky) aux états-unis

Un mort dans une manifestation antiraciste

Louisville après le drame du manifestant tué par balle. © D.R

Depuis la mort de George Floyd, un Noir américain tué par un policier blanc le 25 mai, les Américains se sont engagés dans une relecture critique de leur histoire.

Les États-Unis n’ont pas fini avec les manifestations antiracistes, où un manifestant a été tué par balle à Louisville, dans l’État du Kentucky (centre du pays), dans la nuit de samedi à hier, ont rapporté les médias locaux. Une autre personne a aussi été grièvement blessée par un tir en face du parc Jefferson Square, où se tenait cette nouvelle manifestation à laquelle a appelé le mouvement antiraciste Black Lives Matter, à Louisvile, a expliqué la police locale, affirmant dans un tweet avoir vainement tenté de sauver la victime. “Les policiers ont tenté de le sauver, mais sans succès”, a précisé la police sur Twitter, soulignant que peu après une autre personne a été blessée par balle en face du parc, près du Palais de Justice. 

Les secours sont aussitôt intervenus pour hospitaliser la deuxième victime, dont la vie n’est plus en danger, selon des sources hospitalières, citées par les médias américains. La police ignore s’il y avait un seul tireur ou plusieurs. Selon un communiqué de la société gérant le métro, les autorités “essaient de rassembler autant d’informations que possible afin d’identifier tous ceux qui ont été impliqués dans l’incident”, a rapporté l’agence de presse Associated Press. “Je suis profondément attristé par la violence qui a éclaté ce soir à Jefferson Square Park, où se sont rassemblés ceux qui ont exprimé leurs préoccupations”, a déclaré le maire de Louisville, Greg Fischer, dans un communiqué. “C’est une tragédie que ce domaine de protestation pacifique soit maintenant une scène de crime”, a-t-il ajouté. Pour rappel, Louisville est depuis mars dernier l’épicentre des manifestations antiracistes, après la mort d’une femme noire, tuée par la police dans son appartement. Cette infirmière de 26 ans se trouvait chez elle avec son compagnon, lorsque trois policiers ont, sans prévenir, enfoncé sa porte, selon l’AFP.

Les agents, munis d’un mandat de perquisition, agissaient dans le cadre d’un avis de recherche erroné concernant un suspect qui n’habitait plus l’immeuble et qui était déjà détenu. Ils ont atteint la jeune femme d’au moins huit balles. La mort du Noir américain George Floyd, asphyxié le 25 mai par un policier blanc, n’a fait qu’exacerber la colère de la population, qui continue à manifester contre les comportements racistes de la police envers les Noirs américains et d’autres minorités, issues de l’Amérique centrale et du Sud, et des pays sud-asiatiques.

Par ailleurs, quatre hommes font l’objet de poursuites pénales pour avoir tenté de déboulonner une statue de l’ancien président Andrew Jackson, située face à la Maison-Blanche, dans le cadre des manifestations antiracistes qui secouent les États-Unis, ont annoncé samedi les autorités. Le président Donald Trump, qui se pose en garant de “la loi et de l’ordre” à moins de cinq mois de la présidentielle, a de son côté twitté les appels lancés par la police pour identifier une quinzaine d’autres manifestants ayant participé à cette action. 

 

 


Lyès Menacer


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