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L’Algérie profonde / Ouest

Maternité de l’hôpital de Beni Saf (Aïn Témouchent)

Absence criante de gynécologues

© D. R.

Ce qui vient de se passer la semaine dernière au  service maternité de l’hôpital de Béni Saf traduit tout le malaise que traverse le secteur de la santé dans toute la wilaya.

Et dire que l’hôpital de Béni Saf était considéré dans le passé comme le fleuron dont se targuait la population dans la mesure où cette structure sanitaire fut sollicitée par de nombreux malades issus des autres régions de la wilaya en raison des conditions de travail et la disponibilité de son personnel médical et paramédical plus particulièrement en ophtalmologie.

Avec ses quatre communes, la ville de Béni Saf, chef-lieu de daïra qui compte quelque 70 000 âmes, mérite qu’on y attache une attention particulière. En effet, de nombreux malades et leurs familles affichent des inquiétudes face à un réel problème d’indisponibilité de spécialistes notamment en ce qui concerne le service maternité avec une absence criante de gynécologues afin de prendre en charge les femmes enceintes qui s’y présentent.

Souvent, ces dernières sont orientées sinon évacuées dans un état critique par leurs proches et avec leurs propres moyens vers l’hôpital Mère et Enfant de Aïn Témouchent avec toutes les conséquences que cela représente sur la santé de la parturiente, et ce, sans enlever le mérite des sages-femmes et infirmières, qui font ce qu’elles peuvent.

L’exemple de Y. M. B., ce père de famille qui a vécu la semaine écoulée une mésaventure qu’il n’est pas près d’oublier, est édifiant à plus d’un titre. En se présentant mardi dernier vers 17 h en compagnie de sa femme sur le point d’accoucher, celui-ci a été prié d’orienter sa conjointe vers l’hôpital Mère et Enfants de Aïn Témouchent, à une trentaine de kilomètres avec comme argument avancé l’indisponibilité de gynécologue.

Arrivé sur les lieux par ses propres moyens où sa femme fut admise, celui-ci fut informé qu’elle ne sera prise en charge que le lendemain, et ce, malgré ses douleurs atroces. Sans perdre de temps, le mari décida d’évacuer sa femme vers une clinique privée où elle accoucha dans la demi-heure qui suivit. 

En effet, face à ce problème de l’indisponibilité de médecins spécialistes dans les différents établissements hospitaliers de la wilaya, plus précisément les gynécologues surtout en cette période de congé, la sonnette d’alarme est tirée. 

Il est important de rappeler que lors de la 2e session en plénière de l’APW au mois de juillet, une élue a interpellé le directeur de la santé sur les 5 cas de décès de parturientes enregistrés dans la wilaya de Aïn Témouchent, dont 3 cas à l’établissement hospitalier public et 2 cas aux établissements hospitaliers privés, comme l’avait précisé le DSP dans sa réponse, et ce, en plus du phénomène de l’ablation de l’utérus qui pousse l’élue à exiger une expertise médicale hors wilaya, même si le premier responsable du secteur de la santé fera savoir que le recours à l’ablation de l’utérus n’est pratiqué qu’en cas de force majeure pour sauver la mère à la suite d’une hémorragie interne sévère.
 

M. LARADJ 



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