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25 vendredi

Quand le peuple ne croit qu’en la victoire

© Imène Amokrane

Il est des signes qui ne trompent pas. Manifester massivement deux vendredis de suite, en plein mois d’août, et au plus fort de la canicule, après cinq mois plein de mobilisation, renseigne sur une certitude : le peuple ne conçoit pas une autre finalité que celle de l’aboutissement de sa révolution.

Et ce slogan entonné dans toutes les villes en marche pour le changement, à savoir «nous irons à la plage lorsque tout le système tombera», reflète tout autant la détermination des algériens à ne pas se laisser divertir par quelque tentation, pas même les plaisirs des vacances.

Le 25e vendredi de manifestations contre le système a donc ceci de rassurant : les prochains rendez-vous, notamment les marches coïncidant avec la rentrée sociale, dès septembre prochain, seront aussi réussis, si ce n’est davantage, qu’au début de la révolution.

Il est même à prévoir un bon quantitatif et qualitatif dans la manière du peuple à traduire ses aspirations sur le terrain des luttes pour le changement.

Parce que, et c’est loin d’être une simple vue de l’esprit, au point où en sont aujourd’hui les choses, c’est devenu, pour les algériens, une question de vie ou de mort. Le propos n’est pas non plus exagéré, puisque le peuple sait pertinemment, et cela ressort d’ailleurs des agoras improvisées lors de manifestations, que si la révolution échoue, le système fera son come-back de manière encore plus cruelle.

Les plus âgés, témoins d’abord d’une indépendance confisquée, et ensuite de luttes démocratiques détournées, en savent quelque chose. C’est peut-être la raison pour laquelle ces vieilles dames et ces messieurs âgés ouvrent la marche à chaque vendredi, en dépit des dangers que cela présente sur leur santé fragile, en ces temps de grandes chaleurs.

Les plus jeunes semblent d’ailleurs avoir bien médité cet exemple, puisqu’ils ne s’imaginent plus vivre dans une Algérie autre que celle qu’ils ont réinventée un 22 février 2019. Ils le scandent à chaque occasion d’ailleurs : «c’est soit nous, soit eux», comme pour exprimer cette détermination qui consiste à ne plus jamais revivre le passé.

Mehdi Mehenni



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