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Le MCO réduit de 50% les salaires des jouEUrs

Les remplaçants acceptent, les titulaires refusent

Entamées avant-hier, les négociations avec les joueurs pour réduire la masse salariale se poursuivent au Mouloudia d’Oran. Mais si le premier jour a été vecteur de bonnes nouvelles pour la direction, le suivant l’a été beaucoup moins. Lors des premières rencontres, les dirigeants oranais ont facilement convaincu les “petits salaires” du bien-fondé de leur démarche.

Ainsi, Motrani, Ezzemani, Benamara, Hamidi, Guitarni, Guertil, Lagraâ et Benhammou ont donné leur accord pour ne toucher qu’un mois et demi de rémunération sur les trois promis. “J’ai été sollicité par la direction du club pour évoquer la question de mes arriérés de salaire. Cherif El-Ouazzani m’a demandé de renoncer à 50% de la somme globale représentant trois mensualités.

À savoir les salaires des mois d’octobre, de novembre et de décembre. Je ne me sentais pas capable de refuser. J’ai accepté la proposition. J’ai donc eu droit à un salaire et demi au lieu de trois”, confiait à ce sujet un des huit éléments cités. “Je précise bien, j’ai renoncé, au même titre que certains de mes coéquipiers, à la moitié de mes salaires d’octobre, de novembre et de décembre 2019.

Nous n’avons pas encore évoqué la question des autres mensualités. Le club me doit cinq autres mois (janvier, février, mars, avril et mai). J’espère que je n’aurais pas encore à réduire de moitié mes revenus”, se plaignait, presque à demi-mots, notre interlocuteur. Il reste, désormais, aux responsables mouloudéens de convaincre l’autre partie du vestiaire, celle des gros salaires et des titulaires, à savoir Masmoudi, Feghloul, Sebbah, Mansouri, Mekkaoui, Heriet et autres Nadji et Litim.

“Je sais qu’au moins cinq de ces joueurs ne répondront pas favorablement aux sollicitations de la direction. Certains ne comptent même pas aller au rendez-vous. D’autres refuseront directement de réduire leurs salaires de 50%. Y en a même qui songent sérieusement à saisir la CRL en fin de saison”, alertera un cadre du vestiaire, visiblement au courant des “plans” de ses coéquipiers.         
 

Rachid BELARBI