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Sport / Sports

L’État de nouveau à la rescousse des clubs de football

Réforme ou manœuvre électoraliste ?

© D.R

Les pouvoirs publics ne peuvent plus se permettre d’injecter l’argent du contribuable et de la rente pétrolière dans le football sans la mise en place des outils de contrôle.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Bernaoui, a confirmé les informations faisant état de l’intervention des pouvoirs publics pour tenter de régler la crise financière des clubs de L1. Ainsi, annonce-t-il, tous les clubs de Ligue 1 seront bientôt parrainés par des sociétés nationales, sans préciser si cette aide se fera sous forme d’entrée dans le capital, comme c’est le cas récemment avec le CRB, ou via un sponsor. C’est la raison pour laquelle du reste la FAF a vite adopté un changement de système de compétition avec une Ligue 1 à 18 clubs dès la saison prochaine afin de finaliser cette opération. Il faut rappeler que le Premier ministre Noureddine Bedoui avait déjà évoqué des mesures pour parer à la crise que traversent les clubs algériens, en situation de faillite pour la plupart. Un projet dans ce sens est en voie de préparation, dit-il, sans pour autant en dévoiler les grandes lignes. Il a cependant annoncé officiellement que “l’État prendra en charge les frais de déplacement des clubs qui représenteront l’Algérie à l’échelle internationale”. S’agit-il donc de mettre chaque club de l’élite sous le parrainage d’une société nationale, à l’exception bien sûr de ceux qui en sont déjà pourvus, à l’image du MCA, du CSC ou encore du CRB ? Tout porte à le croire. Cependant, selon une source digne de foi proche du dossier, le processus va débuter d’abord par un audit profond au sein des clubs concernés, sachant que ces derniers ont cumulé des dettes faramineuses ces dernières années, ce qui en dit long sur des pratiques de détournement des finances publiques. Il est clair que les pouvoirs publics ne peuvent plus se permettre d’injecter l’argent du contribuable et de la rente pétrolière dans le football sans la mise en place des outils de contrôle, à l’image de la DNCG que compte réactiver la FAF. À moins que l’intervention de l’État ne soit qu’une manœuvre électorale en prévision de l’élection présidentielle du 12 décembre… 


SAMIR LAMARI 


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