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La soirée a été animée par la chorale polyphonique Nagham

La basilique Notre-Dame d’Afrique célèbre la paix à l’occasion du Nouvel an

La chorale polyphonique Nagham © D. R.

C’est dans le cadre de la Journée mondiale de la paix que la cathédrale a abrité, avant-hier, une soirée musicale animée par la chorale polyphonique Nagham, dirigée par le jeune chef de chœur Adel Brahim.

La basilique Notre-Dame d’Afrique a organisé, avant-hier soir, les célébrations de  la  Journée mondiale de la paix, coïncidant avec le 1er janvier de chaque année, à travers une soirée animée par la chorale polyphonique Nagham. À l’intérieur de la basilique, les inscriptions appelant à la fraternité et au brassage des cultures donnent déjà le ton. Ce soir, chrétiens et musulmans sont en communion, et l’émerveillement se lit autant sur les visages des adultes que des enfants. 

Si les premiers arrivés ont pu se procurer des places sur les bancs en bois de l’église, les autres, restés débout au fond de la cathédrale, ne manqueraient pour rien au monde le spectacle qui commencera dans quelques instants. Le flux continue de s’engouffrer à l’intérieur de l’édifice, même quelques curieux, des enfants du quartier tentent d’y accéder. À l’entrée, c’est les prêtres qui accueillent, le sourire aux lèvres, les spectateurs. Quelques instants plus tard, la chorale polyphonique Nagham fait son entrée.

Conduite par le  jeune  chanteur  d’Opéra et chef de chœur  Adel  Brahim,  la formation reprend une vingtaine de chants du patrimoine musical universel. En espagnol, en arabe, en zoulou, andalou, gospel ou encore en russe, à travers des titres tels que Freedom ; Belle qui tient ma vie ; Por quererte tanto ; Ozera, ou encore Alaki mini salam sont autant de morceaux, chantés dans des styles et des rythmes très différents qui ont été proposés par cette chorale composée essentiellement de jeunes.

L’un des prêtres nous confiera, en marge de cette soirée,  que  “cela  fait  plus de cinq ans déjà que  la  basilique  organise ce spectacle  à  l’occasion  de  la Journée mondiale de la paix. Même si cette journée a eu lieu hier (1er janvier, ndlr), nous avons voulu avoir une activité culturelle pour manifester notre volonté de promouvoir la paix partout dans le monde”. 

Et d’ajouter : “Le fait que la chorale Nagham  chante  dans  plusieurs  langues est déjà une invitation au vivre-ensemble. Et pour vivre ensemble nous avons besoin de la paix. Tout au long de l’année nous essayons d’organiser un concert dans ce sens ; la promotion de la concorde et du vivre-ensemble quand on peut avoir des artistes.”

Des  allures  de  messe  multiculturelle  s’emparent alors  de l’édifice religieux, entre les airs de gospel de la chorale, les youyous et la solennité des fresques murales et des prières gravées à même la pierre aux XIXe et XXe siècles, ce joyeux brassage  a donné lieu à  une  soirée  très  particulière,  qui  s’est  vite transformée en un pont entre des gens de confessions et d’origines différentes. 

Le clou du spectacle sera  la  reprise  d’un chant qui ne figurait  pas  dans  le programme distribué  au  début de  la soirée.  Les membres  de  Nagham  se dirigent alors au milieu de la cathédrale entre les bancs des spectateurs pour la reprise surprise de Oh, Holy Night (Oh, sainte nuit). 
 

Yasmine Azzouz