L’Actualité FLAMBÉE DES PRIX SUR LE MARCHÉ

Dur, dur pour les ménages

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Badreddine KHRIS Publié 05 Avril 2022 à 12:00

© Archives Liberté
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Il existe un véritable fossé entre les capacités d’un ménage de s’offrir des produits alimentaires et les prix pratiqués sur le marché national. Il est devenu difficile, voire impossible, pour la ménagère de remplir son couffin en aliments qui garnissent la table pendant le Ramadhan.

En dépit d’un approvisionnement “suffisant” du marché national en produits de large consommation, tel qu’avancé par les pouvoirs publics, le consommateur algérien fait face à une rude flambée des prix en ce troisième jour du mois de Ramadhan.

Ce qui dénote de l’érosion inexorable et réelle du pouvoir d’achat des ménages qui n’arrivent plus à s’adapter au rythme effréné que suit la hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité et ceux très prisés durant le mois sacré. Il existe un véritable fossé entre les capacités d’un ménage de s’offrir des produits alimentaires et les prix pratiqués sur le marché national.

Il est devenu difficile, voire impossible, pour la ménagère de remplir son couffin en aliments qui garnissent la table pendant le Ramadhan.  Le gouvernement a essayé de redresser, un tant soit peu, la situation délicate que traversent les Algériens en ouvrant des marchés de proximité dans le but de préserver le pouvoir d'achat des citoyens et la rationalisation de la consommation.

Or, force est de constater que les denrées alimentaires commercialisées dans ces espaces ne sont pas accessibles surtout pour les bourses moyennes. La partie du salaire réservée par la majorité des citoyens aux dépenses “ramadanesques” ne sert plus à faire les emplettes comme qu’ils le souhaitent. Ainsi, le mari n’arrive plus à satisfaire la commande de l’épouse... qui doit faire preuve de compréhension et d’indulgence.

Il recourt à une sélection pour n’acheter en fait que l’essentiel à cause des prix exorbitants pratiqués par les commerçants. Avec les montants dont ils disposent actuellement, les consommateurs s’approvisionnaient du double de ce qu’ils achètent de nos jours.

C’est dire qu’aucun produit des diverses filières n’a échappé à cette envolée inexpliquée des tarifs. Outre les produits alimentaires, ceux informatiques, l’électroménager, les téléphones portables, les cosmétiques, la quincaillerie… deviennent inabordables sur le marché. Même si le taux réel n’est pas annoncé de manière officielle, la flambée des prix est, néanmoins, palpable, criante et elle doit inéluctablement dépasser 30, voire 40%. L’on peut citer l’exemple des tarifs des fruits de saison qui ont enregistré des flambées atteignant parfois 100%.

La consultation chez un médecin spécialiste, qui était fixée entre 1 000 et 1 500 DA, est proposée de nos jours à 2 500 DA, voire 3 000 DA.  La vie est devenue depuis au moins deux décennies de plus en plus chère. Si la courbe des prix des produits alimentaires très prisés a suivi une tendance haussière, celle des salaires, en revanche, a stagné depuis une dizaine d’années.

Le ministère de tutelle a tenté aussi d’inonder le marché en denrées nécessaires, mais le diktat des spéculateurs a fini par s’imposer. D’où la faiblesse saisissante de l’offre sur les étals. La baisse vertigineuse du pouvoir d’achat a fait sauter, constatent des experts, la classe moyenne de la société. “De nos jours, soit tu es riche, soit tu es pauvre”, dixit un septuagénaire. En d’autres termes, cadre retraité ou cadre en exercice éprouvent tous les deux, en ce moment, d’énormes difficultés à arrondir leurs fins de mois.

L’autre raison évoquée à l’origine de l’envolée des prix a trait à la dévaluation du dinar qui n’a pas été sans conséquences sur la mercuriale. La majorité des matières premières des produits fabriqués localement étant importée en devises, les prix pratiqués par les producteurs subissent indubitablement une révision à la hausse, une fois mis sur le marché.

B. K.

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