L’Actualité Hausse des prix sur les marchés À l’approche dU Ramadhan

Le pouvoir d’achat à rude épreuve

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Ali BOUKHLEF Publié 30 Mars 2022 à 10:17

Les prix des fruits et légumes ont flambé à la veille de ce mois de ramadan. © Archives Liberté
Les prix des fruits et légumes ont flambé à la veille de ce mois de ramadan. © Archives Liberté

À quelques jours du début de Ramadhan, la mercuriale flambe. Comme dans beaucoup de régions du pays, les prix des fruits et légumes, des viandes ainsi que d’autres produits fortement sollicités durant le mois de jeûne ont sensiblement augmenté. 

C’est le cas notamment des légumes frais tels que la courgette qui est cédée à 130 DA, la tomate à près de 150 DA, les carottes à 100 DA. Mais ce sont surtout les fruits qui sont hors d’atteinte des petites bourses. Ainsi, la banane frôle les 500 DA, tandis que les pommes locales sont cédées à près de 400 DA en moyenne. Même les oranges de saison voient leurs prix augmenter pour se situer autour de 200 DA (contre 140 DA il y a une dizaine de jours. Les fraises, disponibles dans tous les marchés algérois, sont vendues à plus de 250 DA. Inutile de rappeler que pour acheter 1 kg de dattes, il faut au moins 600 DA.

Même constat chez les bouchers. Dans les marchés populaires, comme Bachdjarah ou Aïn Naâdja, la viande ovine est vendue à une moyenne de 1 400 DA le kilogramme. La viande bovine, elle, dépasse les 1 600 (avec des pointes à 1 900 DA dans certains quartiers). Même le poulet, qui constitue un recours pour beaucoup de familles modestes, a vu son prix grimper à près de 400 DA le kg, alors qu’il était cédé à près de 300 DA, il y a deux semaines à peine.

Cette augmentation des prix intervient, alors que les salaires des travailleurs n’ont augmenté que légèrement grâce, notamment, à une baisse de l’impôt sur le revenu global (IRG), dont les gains ont été limités à quelques milliers de dinars. Une situation qui n’améliore pas de beaucoup le pouvoir d’achat des salariés. Cela pourra changer avec l’augmentation des salaires grâce à la hausse du point indiciaire de la Fonction publique dès le mois d’avril prochain. Mais les syndicats ne sont pas très optimistes, puisque les changements toucheront surtout le point et non pas la valeur qui devra rester à 45 DA. Pour améliorer les conditions de vie des Algériens, les syndicats autonomes revendiquent un salaire minimum garanti à 80 000 DA.

Cette hausse des prix et l’érosion du pouvoir d’achat interviennent à un moment où les syndicats autonomes de la Fonction publique ont décidé de revenir sur le devant de la scène. L’adoption de nouveaux amendements apportés à la loi sur l’exercice de l’activité syndicale leur permettent désormais de se constituer en confédérations syndicales. Une fois leur dossier déposé au ministère du Travail, ils menacent de recourir aux actions de protestation si “les autorités refusent de satisfaire les revendications” des travailleurs. 

 


Ali B.

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