L’Actualité

Mon parcours à ”Liberté”

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Nazim TOLBA Publié 14 Avril 2022 à 12:00

Aujourd’hui, Liberté baissera rideau après trois décennies de parution, de combat intellectuel, de débats d’idées, mais surtout d’informations croustillantes. C’est un véritable coup de tonnerre dans le paysage médiatique algérien : le quotidien Liberté, l’un des fleurons de la presse indépendante francophone, cesse de paraitre aujourd’hui, à la grande stupeur de ses fervents inconditionnels. C’est la fin d’une aventure passionnante et enrichissante à la fois. Il est difficile de croire qu’un aussi prestigieux tabloïd, fondé de surcroît par des reporterset journalistes professionnels – Hassen Ouendjeli, Ali Ouafek et Ahmed Fattani – issus de la fameuse école El Moudjahid, va mettre la clé sous le paillasson après trente années d’existence. Ce journal, dont le dernier numéro sera disponible chez les buralistes aujourd’hui, va certes s’éclipsern mais son contenu vivra à tout jamais. Tout comme un certain Mohamed Boudia, le célèbre révolutionnaire. Enfant d’Alger (La Casbah), homme de théâtre, journaliste, prisonnier, militant pour l’indépendance, militant de la cause palestinienne… Boudia demeure un symbole de défi, d’idées à l'époque coloniale mais surtout des luttes rebelles dans le monde. Révolutionnaire jusqu’aux bouts des ongles, ce valeureux homme a participé grandement à la lutte pour la libération nationale. Il était même engagé aux côtés des militants palestiniens. Et cet engagement lui coûta la vie. Il fut d’ailleurs assassiné par les services secrets israéliens (le Mossad), en 1973 à Paris. Cet homme que je n’ai jamais connu a été le mentor de mon défunt père Redouane Tolba, ancien officier du MALG et de l’ALN. N’est-ce pas Boudia (fondateur des journaux Alger ce soir et Novembre) qui l’avait accueilli à bras ouvert à Tunis pour l’intégrer au corps des transmissions, l’une des colonnes vertébrales du MALG. N’est-ce pas Boudia qui a été derrière la brillante carrière de mon défunt père à El Moudjahid, alors qu’il était prédestiné à exercer dans l’aviation ? C’est dire que le journalisme est le meilleur héritage que je garde à travers ces courageux hommes si discrets.
Il était adepte de la fameuse citation de Raphael Walukonka (journaliste penseur),“la vérité c’est l’amie du journalisme, la neutralité son compagnon de lutte” . Cette citation est une parfaite illustration de mon parcours à Liberté. J’ai intégré la rubrique sports de Liberté en mai 2007, après plusieurs années de bons et loyaux services à Olympic de Hamid Tahri, Info Soir de Hassen Ouendjeli et autres publications.
Aux côtés de Samir Lamari, un professionnel, Mohamed Boukhemia (un ami de longue date), nous avons composé un noyau fort et solide à la fois. Notre devise consistait à offrir aux lecteurs des informations sportives sourcées et crédibles. La rubrique sportive était considérée comme l’une des plus importantes locomotives du journal. Pas question de se contenter d’un simple coup de fil pour obtenir une information car la règle exigeait un travail de terrain assez spécifique, d’Alger la blanche en passant par Tunis, Tripoli, Dakar (Sénégal), Banjul (Gambie), Libreville et France-Ville (Gabon), Bamako (Mali), Monrovia la (Liberia), Ouagadougou (Burkina Faso), Zambie, Johannesburg, Polokwane, Durban, Port Elisabeth, le Cape(Afrique du Sud) et j’en passe. Autant de destinations visitées dans le cadre des missions de travail.
La rubrique sportive s’est agrandie avec l’arrivée d’un ami et frère de longue date, Ahmed Ifticen. Compagnon de mission à la Marsa (Tunisie) et à Tripoli (Libye), Ifticen était la “sentinelle” de la rubrique. C’était comme un joueur qui regardait le jeu, surveillait et s'adaptait en conséquence pour permettre à sa défense centrale de récupérer des ballons. Samir Lamari, je le compare, dans le jargon footballistique, au capitaine d’équipe, le guide sur le terrain.
C’était le plus expérimenté de tous, le plus doué, capable d'influer largement sur les matchs. Je n’oublie pas au passage Sofiane Mehenni, le “petit frère” de la rubrique, ou encore Rachid Belarbi, la plume d’or de la rubrique. Je tiens aussi à rendre hommage à tout ceux qui ont contribué chaque jour à confectionner le journal, à l’image de Hassan Tolba (infographe) et autres collègues à qui je souhaite bonne continuation.

  • Editorial Un air de "LIBERTÉ" s’en va

    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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    Abrous OUTOUDERT Publié 14 Avril 2022 à 12:00

  • Chroniques DROIT DE REGARD Trajectoire d’un chroniqueur en… Liberté

    Pour cette édition de clôture, il m’a été demandé de revenir sur ma carrière de chroniqueur dans ce quotidien.

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    Mustapha HAMMOUCHE Publié 14 Avril 2022 à 12:00

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