L’Actualité LES ALGÉRIENS VONT ENFIN RENOUER AVEC L’AMBIANCE QUI CARACTÉRISE CE MOIS SACRÉ

Premier Ramadhan de l’après-pandémie

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Karim BENAMAR Publié 02 Avril 2022 à 12:00

Les Algériens s’attendent à un mois de Ramadhan qui tranche radicalement avec les deux dernières années où le pays a dû se soumettre à des mesures de restriction draconiennes faisant perdre son charme et son ambiance à ce mois de partage connu pour ses longues soirées animées.

Les Algériens célébreront cette année le mois sacré du Ramadhan sous le signe de l’ouverture, après deux années de pandémie. Un soulagement pour les citoyens, puisque les mesures de restriction et de protection contre le coronavirus ne sont quasiment plus en vigueur.

À la faveur d’une amélioration sans précédent de la situation épidémiologique, moins de trente contaminations par jour depuis plusieurs semaines. Plus rassurant, le nombre de nouveaux décès, liés à la cette pandémie, se situent en moyenne autour de trois par jour. Jeudi, l’Algérie n’avait enregistré aucun décès.

Une nette amélioration qui a fini par convaincre les autorités à lever une bonne partie de la batterie de restrictions, comme la fermeture des espaces de récréation, celle des marchés, la fermeture de l’espace aérien, etc. Avec l’ouverture amorcée dès la fin janvier, les Algériens commencent à retrouver une vie quasi normale.

Sur ce plan, l’on s’attend à un mois de Ramadhan qui tranche radicalement avec les deux dernières années où les Algériens ont dû se soumettre à des mesures de restriction draconiennes faisant perdre son charme et son ambiance à ce mois de partage connu pour ses longues soirées animées.

Mieux, selon des sources, les autorités devront passer à une autre étape de levée des mesures barrières dans l’ensemble des mosquées. Il s’agit, concrètement, de la suppression des mesures de distanciation physique et du port du masque dans les lieux de culte. Plombée durant deux Ramadhan de suite, la vie culturelle devra également retrouver son activité, avec des programmes riches et variés à travers les espaces de culture et dans les villes de tout le pays. Une bouffée d’oxygène pour les artistes particulièrement impactés par l’absence de programmation depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19.

Les salles de spectacle devront accueillir des groupes musicaux et de divertissement. Dans la capitale, Alger, des dizaines de spectacles de musique, des projections, des expositions d’art plastique et d’artisanat sont au menu, selon l'Office Riadh El-Feth (Oref). L’Opéra d'Alger Boualem-Bessaih a révélé, pour sa part, un programme artistique bien rempli, avec 17 spectacles variés, entre théâtre, chants et musiques de différents genres du terroir algérien, ont annoncé les organisateurs.

Un retour donc à une vie normale, après une longue léthargie durant deux années. Mais si les Algériens se réjouissent de cette reprise de la vie normale, ils devront composer avec une réalité qui ne manque pas de les faire déchanter.

La flambée des prix des produits de large consommation n’est pas pour rassurer les ménages déjà durement affectés. Au rayon fruits et légumes, les prix proposés suscitent l’incompréhension tandis que les prix des légumineuses atteignent des sommets.

À cela s’ajoutent les rumeurs sur les pénuries suivies par un effet de spéculation qui ne font que précipiter la mercuriale. C’est ainsi que les dattes, très convoitées durant le Ramadhan notamment, affichent un prix de 600 à 1 000 DA le kilo ; la banane proposée à 450 DA il y a quelques jours est passée à 500, voire 550 DA le kilo.

Les courgettes se vendent, quant à elles, de 160 à 200 DA le kilo ; les tomates sont cédées à une moyenne de 120/150 DA le kilo ; quant à la pomme de terre, un légume de grande consommation en Algérie, elle est vendue à un prix dépassant les 100 DA le kilo.

Les viandes, elles, sont carrément inaccessibles aux petites bourses puisque le poulet continue sa course vers les sommets, avec un prix variant de 400 à 450 DA le kilo, alors que la dinde est cédée à 800 DA le kilo en moyenne. Les prix des viandes rouges oscillent entre 1 600 et 1 800 DA le kilo, pour la viande ovine tandis que le prix de kilo de viande bovine atteint les 1 800 DA le kilo.

K. B.

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    Aujourd’hui, vous avez entre les mains le numéro 9050 de votre quotidien Liberté. C’est, malheureusement, le dernier. Après trente ans, Liberté disparaît du paysage médiatique algérien. Des milliers de foyers en seront privés, ainsi que les institutions dont les responsables avouent commencer la lecture par notre titre pour une simple raison ; c’est qu’il est différent des autres.

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