
Après les blocages qui ont marqué l’installation des APC de Boghni et de Fréha, voilà que deux autres assemblées locales, celles de Frikat et d’Aïn Zaouïa, sont désormais confrontées au même problème.
Dans la commune de Frikat où une liste indépendante a obtenu six sièges sur quinze, suivie du FFS avec cinq sièges et du FLN avec quatre sièges, le premier tour auquel a appelé le chef de daïra dernièrement n’a finalement pas eu lieu. Aucune des trois listes n’a voulu présenter de candidat.
“On ne peut pas présenter de candidat car nous craignons que notre élu n’ait pas la majorité. Le vote ne sera pas en notre faveur. Cela nous contraindrait à aller au deuxième tour où chaque liste pourra présenter un candidat. Ce n'est pas normal parce que nous avons une majorité relative par rapport aux autres”, explique un élu de la liste indépendante, estimant que “dans le code communal remanié, il y a un vide juridique” à l’origine de ce cafouillage.
Et d'enchaîner : “Le blocage pourrait intervenir puisqu'il n'y a pas eu de premier tour.” Des tractations sont en cours entre les nouveaux élus, mais rien n’a encore filtré quant à un éventuel compromis. C’est le même constat à Aïn Zaouïa où il n’y a pas eu de premier tour pour les mêmes raisons. Dans cette APC, le Parti des travailleurs (PT) a obtenu six sièges, alors que les deux listes indépendantes ont eu quatre sièges chacune.
Le spectre du blocage se dessine également dans cette commune où les tractations seraient, dit-on, toujours au point mort. “Nous craignons le remake de la situation de 2017 lorsque notre APC a été bloquée durant 18 mois avant le dénouement de la crise”, craint un élu rappelant que les alliances formées à l’époque entre les élus n’ont pas duré longtemps car il a été procédé à de nombreux remaniements durant les trois dernières années de gestion.
À noter, également, que dans la localité de Boghni, où le FFS a arraché la majorité relative des sièges, le P/APC n’est toujours pas installé en raison de la confusion née autour de l’application des articles 64 et 65 du nouveau code communal.
En tout cas, les citoyens de ces APC souhaitent que le ministère de l’Intérieur trouve une solution rapide, afin de les débloquer, d’autant plus que ces collectivités locales sont à la veille de l’année 2022 en vue de passer au vote des budgets et à l’approbation des PCD.
O. Ghilès