L’Actualité Salon de l’Étudiant algérien

“The Graduate Fair” à Oran

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Arezki M. Publié 30 Mars 2022 à 09:48

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Une belle affluence de jeunes étudiants a marqué le salon “Graduate Fair” tenu hier à l’École supérieure d’hôtellerie et de restauration (Eshra) d’Oran, avec la participation d’une vingtaine de bureaux de conseil agréés en Algérie qui proposent divers services, à commencer par l’orientation et l’accompagnement des lycéens et des bacheliers pour optimiser leurs chances d’être retenus par les prestigieuses universités européennes et américaines. 

Les représentants des bureaux de conseil, que nous avons interrogés, confient que de plus en plus de jeunes, lycéens et bacheliers, sont aujourd’hui tentés par la poursuite de leurs études à l’étranger. La France et les pays européens (Espagne, Italie, Angleterre…) sont des destinations prisées par les étudiants algériens, mais la nouvelle tendance est l'université turque qui semble séduire nos jeunes. La directrice du bureau de conseil One Way Edu, représentant agréé de 35 universités turques en Algérie, précise que les étudiants algériens optent souvent pour la Turquie pour poursuivre leurs études. 

“Les universités turques proposent des formations de niveau international à des prix compétitifs comparativement à d’autres universités européennes ou américaines. Outre les tarifs abordables et la qualité de la formation, les jeunes préfèrent la Turquie pour les similitudes culturelles avec l’Algérie. Il faut aussi savoir que les universités turques ne sont pas trop exigeantes quant à la moyenne d’accès à certaines formations, surtout en médecine. Des bacheliers qui ont obtenu 16/20 de moyenne ou moins peuvent ainsi suivre une formation en médecine dans de grandes universités turques. Il faut, toutefois, débourser 400 millions de centimes par an. Les universités sont aujourd’hui en quelque sorte un tremplin pour les bacheliers algériens qui peuvent ensuite, après une année ou deux en médecine en Turquie, être éligibles pour poursuivre leur formation dans d’autres universités américaines ou canadiennes”, déclare la directrice du bureau de conseil. 

Le représentant du spécialiste des séjours linguistiques à l’étranger Education First, Salim Benaradj, affirme, quant à lui, que cette firme internationale accompagne les jeunes Algériens (entre 14 et 25 ans) dans des séjours linguistiques de deux à 52 semaines à travers le monde. Education First est l’agent agréé de 250 universités étrangères parmi les plus prestigieuses d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Cette firme envoie régulièrement des centaines d’étudiants algériens pour une année de préparation universitaire dans des établissements prestigieux.

Les frais oscillent entre 25 000 et 30 000 euros par personne. Les jeunes peuvent suivre des formations universitaires dans une cinquantaine de pays et dans de grandes universités, à l’exemple de Cambridge et d’Oxford. Cette firme internationale dispose d’un service visa qui se charge de toutes les procédures consulaires nécessaires pour faciliter les déplacements à l’étranger des jeunes étudiants. 

Les étudiants que nous avons interrogés en marge de ce salon étaient enthousiastes à l’idée de poursuivre leurs études à l’étranger dans des universités prestigieuses, mais ils avaient également exprimé leurs craintes de possibles arnaques. “Nous sommes venus à ce salon pour rencontrer des bureaux agréés des universités internationales. L’affaire Future Gate, qui a arnaqué des dizaines d’étudiants en recourant aux services des influenceurs sur les réseaux sociaux, nous rend circonspects”, affirment des jeunes étudiantes. 

Un grand nombre d’Algériens choisissent chaque année de poursuivre leurs études à l’étranger. La France est le premier pays d’accueil des étudiants algériens. Selon l’ambassade de France en Algérie, 90% des étudiants algériens qui poursuivent leurs études à l’étranger optent pour l’Hexagone. Ils sont 23 000 aujourd’hui dans les universités françaises, soit près de 8% du total des étudiants étrangers.  

 


Arezki M.

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